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mercredi 13 avril 2016

Critique Livre n°37 : Écrits épars de Gérard Cazalis

          Salut la Compagnie !

Aujourd'hui je viens vous parler d'un recueil de textes que m'a fait découvrir mon partenaire Chiado Editeur. Merci à eux pour cette belle surprise, différente de ce que j'ai pu lire chez eux à présent. Á moi de vous faire découvrir Écrits épars de Gérard Cazalis. 

Le résumé :
Que peuvent bien avoir en commun une Héloïse insoumis, un Erwan qui hume le grand large, une femme qui se baigne mystérieusement nue dans le froid, un condamné à mort, une patronne de restaurant asiatique qui n'a pas osé dire "je vous aime" tente ans plus tôt, un gamin qui engueule le bon Dieu, un travesti trahi par sa glace, un escalier qui rêve, une ville aux premiers jours d'automne, des chiens qui pissent, un cheval, un vélo et, par-dessus tout, la blanquette de veau ?

 Rien, si ce n'est la fantaisie des mots pour dire la gravité des jours, le tourment d'aimer et l'encombrant voisinage de la mort.

Mon avis :
Quand on lit le résumé, on sent que vont se côtoyer des éléments très différents. On n'imagine pas alors que ce sont 43 textes, 43 histoires que l'on va parcourir. Après un bref mot de l'auteur appelé " Alerte ! ", qui nous explique sa démarche, nous voici lancé dans un livre surprenant, car si elles présentent des faits distincts, elles entourent un même thème commun : L'amour.

L'avantage de ce livre c'est que, si l'on aime pas l'un des textes, il nous suffit de passer au suivant pour ré-accrocher.

On ne peut pas parler d'un personnage sans parler de chacun de ceux qui peuplent ces pages en même temps. On peut peut-être citer un personnage récurrent dans les histoires : la blanquette de veau !

L'univers résolument contemporain de toutes ces petites histoires présente donc l'amour dans toutes ses formes. On aime de toutes les façons, et comme le dit l'auteur, on aime mal aussi, ou on est mal aimé. Tel un problème récurent, il se décline en autant de facettes qu'il y a d'histoires.

Comme chaque histoire est unique, il en est de même pour l'écriture. Malgré l'avertissement de l'auteur dans les premières pages, on est tenté de croire que par moment ce n'est pas la même plume qui se cache derrière. Poésie, aphorisme, substitution de mot, histoire courte, .... se croisent dans ce livre. On est (agréablement ! ) surpris par la profusion de styles. Mais comme je le disais, quand l'un nous déplait, on passe au suivant.

C'est un livre que j'ai lu en moins d'une heure. Les textes, très courts, permettent un découpage pour les pique-assiettes. Les pages se tournent très vite. On peut être tenté de jouer avec ce livre. De passer un texte pour y revenir après, de lire les textes en commençant de la fin, d'en prendre un au hasard.

En résumé, j'ai vraiment beaucoup aimé. J'ai été surprise à chaque page. Il récolte un 17,5/20. :)
 
Titre : Écrits épars
Auteur : Gérard Cazalis
Année de parution : 2016
Éditions : Chiado Éditeur
Prix : 13 €
Nombre de pages : 152 p.
 

samedi 2 avril 2016

Critique Livre n°35 : Au matin d'Olivier Sauret

         Salut la Compagnie !

Après un roman historique, un roman sous la forme d'un conte philosophique. Merci aux éditions Chiado Editeur pour ce partenariat. C'est parti pour Au matin d'Olivier Sauret. 

Le résumé :
« Si mes années m'étaient données à revivre, crois-moi que je les revivrais différemment. Je ferais moins attention à certaines futilités, je rirais davantage, je serais plus généreux avec mes proches, je m'investirais davantage avec certaines personnes, et dirais à certaines autres que je les ai aimé beaucoup plus qu'elles ne le savent. Avec le temps, on trouve de la beauté en toutes choses. » 

Au matin, est un conte philosophique moderne sur le parcours d'un homme comme les autres soumis au quotidien de la société qui illustre le choix que nous avons tous de décider de notre existence en empruntant pour toujours un autre chemin. Olivier Sauret est né à Paris en 1982. Écrivain depuis l'âge de 17 ans, il pose un regard lucide sur l'évolution de notre société, sur le degré d'acceptation de notre environnement et sur la complexité des relations humaines qui nous lient tous.

Mon avis :
Victor, jeune homme parmi tant d'autres dans la 30aine, se réveille un matin et décide pour une fois de ne pas aller au travail. Cette décision l'amène à faire un point sur sa vie et il cherche à voir certaines choses autrement. Sur son chemin, il rencontre des personnes de tout âge, un enfant, une jeune mère, un ami d'enfance du même âge que lui et un homme mystérieux. Cette journée sera décisive dans sa vie.

Victor se sent pris au piège dans sa vie. Il est content mais sans pour autant être comblé. Il ne se satisfait plus de ce qu'il a et cherche ce qui ne vas pas dans sa vie, ce qui lui manque. Les personnes qu'il rencontre tout au long de son cheminement ont tous une perle de sagesse à lui apporter.

Clairement philosophique, cet essai fait la part belle au dialogue. Le message passe par la conversation avec les sages que le destin a posé sur le chemin de Victor dans sa quête de la vérité. Mais les longues tirades m'ont un peu perdue par moment. Les rares descriptions sont des pensées du personnage principal. Je n'ai pas trop vu en quoi c'était un conte, sauf peut-être avec la fin et son côté un peu surnaturel.

L'écriture peut paraître un peu tarabiscotée par moment. Les paragraphes sont longs, ce il faut le lire que très concentré ! Mais malgré tout, c'est léger et ça nous emmène dans un grand questionnement sur nous même, même si je n'ai pas vraiment adhérer au message philosophique.

Je reste donc sur un sentiment mitigé. Les 82 pages du livre sont passées très vite mais elles ne m'ont pas tellement emportée. J'adore la construction du récit cependant !

C'est pourquoi je le conseille à tous les petits curieux et chercheurs de vie. Il obtient donc un 14/20.
 
Titre : Au matin
Auteur : Olivier Sauret
Parution : Février 2016
Editions : Chiado Editeur
Prix : 10€
Nombre de pages : 82 p.

lundi 15 février 2016

Critique Livre n°28 : Les illusions essentielles de Phydime Malcuit

           Salut la Compagnie !

Cette semaine je viens vous parler d'un livre reçu en partenariat avec Chiado Editeur. Ce livre nous vient tout droit du Québec et c'est assez sympa ! C'est parti pour Les illusions essentielles de Phydime Malcuit.
 

Le résumé :
Dans un quartier multiethnique de Montréal, un architecte déchu part en quête d'une nouvelle vie au Château des Grâces. Dans ce microcosme urbain hétéroclite, présage du futur de nos civilisations, la faune extravagante du Château frôle la maladie mentale, mais la présence d'un cochon vietnamien exceptionnel et de deux grands esprits lui ouvre des perspectives nouvelles.

 En banlieue de Montréal, une maitresse d'école passionnée, au passé déchirant, peine à s'adapter aux nouvelles réalités de l'enseignement dans le primaire, où l'intégration dans ses classes de nombreux enfants en graves problèmes d'apprentissage vient radicalement modifier sa mission d'enseignante.

 Une correspondance sexuée s'installe entre eux sur le Réseau-Amour qui engendre chez l'architecte des expériences amoureuses variées et formatrices. Ces deux personnages torturés vivront par la suite des vies rocambolesques qui les mèneront dans une réserve indienne et le Québec rural.

 Passant du markéting de l'égo au bouddhisme trash américain, d'une vallée des clitoris à l'enfer carcéral, cette histoire, trop déjantée pour être inventée, dénonce les illusions indécentes du 21e siècle et les dérives économiques des institutions publiques soumises à la corruption et aux abus en tous genres.

 Néanmoins, elle demeure porteuse d'un grand espoir pour ceux qui ont foi en certaines illusions essentielles.
 

Mon avis :
D'abord je tenais à remercier mon partenaire Chiado Editeur pour cette très belle découverte. Ce livre, complètement déjanté, m'a convaincue. Je ne m'attendais à rien, même le résumé ne me permettait pas de prévoir ce livre ultra pétillant.  

Au travers des pages de ce roman, on assiste aux tribulations amoureuses de personnages qu'un site de rencontre va rapprocher. Une amitié profonde va se lier entre les deux, pleines de surprises, de complicité et d'humour. Ils espèrent tous les deux des changements dans leur vie privée. Chacun va s'ouvrir grâce à l'autre et l'une va aider l'autre dans sa recherche (tardive ? ) du grand amour pendant qu'elle trouvera (ou  non ? ) son prince charmant.

C'est un récit définitivement interne. Il alterne entre le point de vue de ces deux protagonistes autant entiers qu'attachants. Chacun a un lourd passé, des défauts, mais aussi beaucoup d'amour à offrir. Les personnages secondaires sont tout autant perchés par moment, mais tous ensemble, ils forment un mélange détonnant. 

Le nom des personnages nous fait nous demander si c'est un peu autobiographique. D'un côté, Phydime, un architecte sur le déclin, se perd dans un immeuble « spécial » et tente de donner un sens à sa vie. De l'autre, Emma, une enseignante déçue et démotivée, se laisse convaincre de s'inscrire sur le « Réseau-Amour ».

Ce livre m'a fait découvrir un petit peu du Québec et de Montréal, entre les milieux populaires et aisés, entre la ville et la campagne profonde qu'est la réserve de Wemotaci.

Les mots sont crus par moment, mais amusants. L'auteur ne tourne pas autour du pot et nomme un chat, un chat. L'idée de ne laisser parfois que les e-mails par moment est très intéressante pour la compréhension de la naissance de l'amitié entre les deux personnages principaux.

J'ai lu ce livre ultra-facilement. L'auteur nous montre parfaitement comment nous construisons nos propres illusions essentielles et que on ne peux changer de vie sans en briser quelques unes.

En définitive, un livre pétillant et léger, très jouissif. Aussi déjantés qu'attachant, la vrai force dé l'histoire réside dans ses personnages. Phydime et Emma méritent un très beau 16/20.
 
Titre : Les illusions essentielles
Auteur : Phydime Malcuit
Année de parution : 2015
Editeur : Chadio Editeur
Prix : 14 €
Nombre de pages : 282 pages

samedi 16 janvier 2016

Critique Livre n°25 : Celle qui voulait arrêter de rêver de Jessica Chopin


Salut la Compagnie  ! 

Je tenais à remercier encore Chiado Editeur, mon partenaire, de m'avoir fait découvrir ce livre ! C'est parti pour Celle qui voulait arrêter de rêver de Jessica Chopin. 

Le résumé :
Marina est une jeune fille sans prétention. Ou plutôt, elle n'en a qu'une : elle voudrait être à même d'anticiper son avenir. Elle voudrait tout savoir de lui et pouvoir le maîtriser. Et puis, un soir, elle se met à rêver... 

 "Là, il était 3 h 11 du matin et elle se réveillait en sursaut de deux rêves très lucides qu'elle venait de faire et qui lui décrivaient la vie de deux autres femmes, de quelques années plus âgées qu'elle. Elles les connaissaient maintenant, ces femmes, non pas dans la vraie vie, mais elle connaissait les détails de leur existence. Elle les avait au plus profond d'elle-même. Ses rêves lui avaient apporté tous les détails de la vie de Céline et Stella, même ce qu'elle n'avait pas vu lui avait été conté ! Un peu comme dans une histoire pour enfant qui commence par "il était une fois". Elle était dans leur peau, voyait avec leurs yeux, vivait leurs peurs, leurs tristesses mais aussi leurs joies." 

 Eleanor Roosevelt disait : "Le futur appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves."

 Marina y croira-t-elle ?
 

Mon avis :
Ce livre est le premier d'un partenariat, et si tous les livres de cette maison d'éditions est dans la même veine alors je suis preneuse ! Merci à eux encore une fois !

On suit les tribulations nocturnes (et diurnes !) d'une jeune femme dans la vingtaine, Marina, et qui, arrivée à un tournant dans son existence, se pose des questions et se remet en doute. On dit que la nuit porte conseil, et c'est ce qui va en quelques sortes lui arriver. Lors de ses rêves elle va croiser les vies et les regards de différentes femmes, plus jeunes ou plus âgées, de tout milieu et de tout horizon. Dans ces rêves, qui ne sont que la projection d'un inconscient ou d'une puissance supérieure, Marina va-t-elle trouver ce qu'elle cherche ? A vous de lire ou non ce livre pour savoir la suite.

J'ai très vite été happée par ce roman. Je me suis reconnue par moments chez certaines de ces femmes et davantage encore en Marina. Elle est un peu perdue, a besoin de guides pour sortir de cette ombre passagère.  L'ensemble de ces 11 femmes qui habitent ses rêves, chacune avec sa personnalité, ses ennuis et son modèle de vie, aussi imparfait soit-il, va conduire Marina dans sa réflexion.
L'auteur a réussi à créer 12 personnages de toutes pièces, 12 femmes complexes, distinctes et chacune avec son histoire. C'est vraiment une belle prouesse de la part de l'auteur d'arriver à créer autant d'univers et de manier autant de personnages sans qu'aucune d'elle ne soit redondante avec une autre. J'avoue m'être un peu perdue entre les noms de chacune quand Marina fait le point. Mais c'est peut-être juste ma petite mémoire qui me joue des tours. :)

L'ancrage dans la réalité de lieux et de périodes donnés n'est que partiel, ce qui rend ces femmes quelques peu intemporelles et universelles.

Ajoutez à cela une écriture relativement simple mais très agréable à lire et c'est vraiment un plaisir à chaque page. Ce livre, assez court, se lit très vite et s'emporte partout dans les transports grâce à son format très pratique.  

En conclusion, quand on est comme moi à un tournant de sa vie, un livre comme ça est très utile. Car toutes ces femmes, malgré leurs imperfections et la façon dont la vie les malmène, ne cessent jamais d'espérer et de rechercher une forme de bonheur, et surtout de se battre pour trouver un sens à leur vie. Je recommande ! Ce sera un 17/20 pour moi !
 
Titre : Celle qui voulait arrêter de rêver
Auteur : Jessica Chopin
Année de parution : 2015
Editeur : Chiado Editeur
Prix : 11 €
Nombre de pages : 160 p.