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jeudi 14 novembre 2019

Critique Livre n°74 : Le Pâtissier de mes rêves, tome 1 de Nanatsuki Takafumi


Salut la Compagnie ! Rien que le nom de l'auteure a de quoi donner envie de croquer les pages de ce livre ! Prenons donc une part de Le Pâtissier de mes rêves, tome 1  par Takafumi Nanatsuki.

Quelques données sur le livre :
Titre : Le Pâtissier de mes rêves, tome 1
Auteur : Takafumi Nanatsuki
Année de parution : 2018
Éditions : Ataka
Prix : 12,99 €
Nombre de pages : 240 pages

Le résumé :
Ce jour-là, tout aurait dû bien se passer pour Miu. Hélas, lors de son rencard, la lycéenne se fait larguer... Dépitée, elle décide de se consoler en s'adonnant à son passe-temps préféré : manger des gourmandises !! Ses pas la mèneront à l'entrée d'une pittoresque pâtisserie dont elle ignorait jusqu'alors l'existence. Pénétrant dans le mystérieux établissement, elle constate avec stupeur que le beau Hayato y travaille. Camarade de lycée connu pour sa froideur sans égale, ce dernier s'avère surtout être un apprenti pâtissier de talent, dont les créations effacent les soucis de tous ceux qui les goûtent ! Se découvrant un intérêt commun, Miu et Hayato deviennent amis. ils ne savent pas encore que la recette de l'amour est peut-être déjà en train de leur préparer des tours...

Mon avis :
Miu est une jeune lycéenne. Sa journée avait vraiment mal commencée quand le hasard (ou le destin) la mène devant la pâtisserie "Mon Seul Gâteau". Tenue par un ancien champion du monde de pâtisserie aspirant à une vie plus paisible, l'établissement compte également Hayato dans ses rangs. Ce dernier, véritable cliché du beau ténébreux et taciturne, fréquente le même lycée que notre principale protagoniste et fait fantasmer toutes les camarades de Miu. Celui-ci se passionne pour le noble art de la confection de gâteaux et autres délices sucrés.
Embarquée malgré elle dans l'aventure plus qu'appétissante de son camarade, Miu va passer par nombre de rebondissements et de surprises.

Une chose était sure avant de commencer le livre, c'est que l'histoire serait assez prévisible. C'est le cas par moments, comme n'importe quel shojo me direz-vous ! Mais le tout se tient bien et reste construit pour ne pas s'ennuyer. De même la prévisibilité ne m'a pas empêché de sourire devant la relation qui est en train de se nouer entre deux personnes qui ont en commun les desserts et de voir un peu de chaleur se lover du coté de mon petit cœur en guimauve.

Point positif, ce livre représente aussi l'occasion de parler de sujet plus durs, comme le harcèlement et la dépression.

Les personnages ont la fâcheuse tendance de tomber dans le cliché. D'un côté, Miu, lycéenne japonaise, romantique et fleur bleue et de l'autre Hayato, mystérieux et inaccessible. Un duo vu et revu, mais quelle forme va prendre la paire ?

Le roman se lit très vite et ne pas révolutionner le genre du light novel type shojo mais la lecture n'a pas été désagréable. Après je suis peut-être un peu trop âgée pour l'apprécier pleinement et à sa juste valeur. A conseiller aux fans du genre et aux adolescentes proches de l'univers manga !

Pour moi c'est un 14/20.

Enjoy :)

vendredi 19 janvier 2018

Chronique BD/Manga n°04 : Don't worry - be happy de Kaori Hoshiya



Salut la Compagnie !
J'ai reçu ce manga dans le cadre d'une opération Masse Critique de Babelio et en partenariat avec les éditions ATAKA. Un grand merci à eux deux !

Quelques données sur le livre :
Titre : Don't worry, be happy
Auteur : Kaori Hoshiya
Date de parution : Août 2017
Editions : AKATA
Prix : 6€95
Nombre de pages : 183 p.

Le résumé :
Depuis que son père les a quittées, laissant derrière lui de lourdes dettes, Anzu vit seule avec sa mère… dans la pauvreté. Aussi, son rêve est simple : réussir dans la vie, si possible en gagnant un bon salaire ! La première étape pour ça, c’est bien évidemment de réussir sa vie scolaire, et quoi de mieux sur son C.V. que d’être présidente du bureau des élèves ? La jeune lycéenne, bien qu'en première année, se présente aux élections des délégués, mais va très vite déchanter : détrônée par le beau Seiji, elle ne devient que vice-présidente. Pire que tout, elle découvre que les autres membres du conseil ne sont là que pour des raisons complètement futiles. La popularité et l'apparence sont-ils les premiers critères pour réussir dans la vie ?! Blasée, Anzu réalise que le chemin vers le succès est encore long… Mais pas le temps de tergiverser : déjà, il faut préparer l’année scolaire !

Mon avis :
Anzu est une jeune lycéenne. Pauvre mais ambitieuse, elle a promis à sa mère de tout faire pour avoir un emploi stable et qui rapporte beaucoup. C'est pour cette raison que lorsqu'elle se fait devancer par Seiji lors des élections du bureau des élèves, elle le prends plutôt mal, surtout au vu du caractère de ce dernier qui est tout en égocentrisme, domination et recherche d'adulation. Du moins en apparence :) 

L'histoire a du mal à se construire et elle est souvent attendue dans son déroulement. Mais ça peut être un avantage car ça donne un manga pas prise de tête. Le quotidien du lycée se montre au rythme des différents évènements et réunions de l'établissement. Les apparences tombent progressivement et une petite romance pointe le bout de son nez. 

Anzu est le personnage principal. C'est par elle que l'on découvre les autres membres du bureau mais également quelques élèves du lycée. Doté d'un esprit pratique, elle ne laisse pas beaucoup de place à la fantaisie et encore moins à l'amusement. Elle n'accorde aucune confiance à son antagoniste Seiji, mégalo comme il respire. 

Malgré des débuts prometteurs, l'ensemble des protagonistes tombent souvent dans le cliché, que ce soit Anzu ou les autres. Leurs personnalités n'évoluent pas vraiment ou alors c'est de façon prévisible. 

Le point positif majeur de ce manga est le dessin. Tantôt simple, tantôt travaillé, l'équilibre visuel des pages est parfaitement maîtrisé et la lecture est ultra-sympa, au delà des défauts évoqués plus haut. 

En résumé, c'est un shojo classique que j'ai apprécié mais je ne suis pas vraiment restée scotchée. A voir si le tome 2 s'éloigne de la facilité !

Enjoy :)

vendredi 8 décembre 2017

Chronique Livre n°69 : Nos Âmes plurielles de Samantha Bailly



Salut la Compagnie !
Babelio m'a donné la chance de rencontrer une auteure que j'aime beaucoup : Samantha Bailly, à l'occasion de la sortie du dernier tome de la trilogie des Âmes jumelles : Nos Âmes plurielles ! Merci à eux et aux Éditions Rageot pour cette opportunité.

Quelques données sur le livre :
Titre : Âmes jumelles, tome 3 : Nos Âmes plurielles
Auteur : Samantha Bailly
Année de parution : Novembre 2017
Editions : Rageot
Prix :  13€90
Nombre de pages : 304 p.

Le résumé :
Sonia et Lou se sont rencontrées sur un forum autour de leur passion créative : l’écriture pour Sonia, le dessin pour Lou. Leur blog BD, Trames jumelles, a été remarqué par un éditeur qui les a encouragées dans leur vocation. Bac en poche, elles réalisent leur rêve : s’installer à Paris en coloc ! Mais leurs tempéraments sont radicalement opposés… Sonia adore sa nouvelle liberté et les fêtes étudiantes, tandis que Lou s’investit pleinement dans sa formation aux Gobelins. L’année s’annonce électrique  !

Mon avis :
Nous avions laissé Sonia et Lou, nos deux héroïnes, devant les grilles du lycée. Le Bac en poche, elles se lancent à la conquête de la capitale ... mais surtout de leurs rêves ! L'une s'apprête à faire sa rentrée à la célèbre école des Gobelins et l'autre à la Sorbonne, dans un cursus de philo. Elles sont découvrir l'indépendance, loin de leurs familles respectives et des contraintes de travail du lycée. Elles font un grand saut dans l'inconnu et il n'est pas toujours facile de s'adapter à la liberté. Le parcours est semé d'embuches, au niveau des études, mais pas seulement ...

En effet, les deux jeunes filles ont grandi. Ce tome est résolument plus "sombre", plus mature et les choses "dures" sont abordées de façon plus frontales par rapport aux tomes précédents. Les deux amies affirment leur différences, elles sont parfois en totale opposition, notamment au niveau du caractère. Samantha Bailly dit même que si ces deux adolescentes s'étaient retrouvées dans le même lycée, elles ne seraient probablement pas devenues amies. Cependant ce contraste n'empêche pas leur complémentarité. L'une a besoin de l'autre et inversement.

Elles sont à un moment charnière de leur vie, mais aussi de leur construction en tant qu'artistes. Ainsi le roman est l'occasion de traverser les thèmes de la vocation, de la passion mais questionne aussi sur un sujet cher à l'écrivain : peut-on vivre de son art ? Le livre parle aussi d'une question que chaque étudiant se pose au moins une fois : ai-je choisi la bonne école, la bonne filière ?

Au niveau personnel, les filles expérimentent le «vivre ensemble». Elles qui ne se voyaient qu'une fois par ci par là ou par Skype, sont maintenant ensemble 24/24h. Leur amitié résistera-t-elle à la colocation et surtout à la cohabitation ? Elles quittent le carcan familiale et leurs comportements s'en ressent. Loin des yeux, la liberté ! Mais s'invitent aussi l'éloignement et parfois la perte.

La construction du roman se fait de la même façon que les tomes précédents. C'est un enchaînement de séquences d'évènements marquants chaque mois, d'abord pour Sonia puis pour Lou. L'écriture est incisive et le rythme est rapide. J'ai littéralement dévoré ce livre. Une soirée et il n'a pas résisté... ou bien est-ce moi qui n'a pas pu m'en empêcher ?

En résumé, c'est un roman très sympathique et agréable à lire. Les protagonistes sont toujours aussi attachants et des sujets de fonds très importants sont traités avec intelligence et douceur. Une belle leçon d'amitié et une très bonne conclusion de saga littéraire ! J'ai adoré et je recommande ! C'est un 18/20, ce me semble ! :)


Enjoy :)

lundi 25 avril 2016

Critique Livre n°40 : Lettre à Hervé d'Éric Sagan

             Salut la Compagnie !  

Ce livre a été reçu en partenariat avec Livraddict et l'auteur lui-même. Un petit mot a été ajouté au paquet et je remercie l'auteur de cette petite attention.

Quelques données sur le livre :
Titre : Lettre à Hervé
Auteur : Éric Sagan
Année de parution : 2016
Editions : Autoédité
Prix : 9,90 €
Nombre de pages : 112 p.
 
Le résumé :
Il était une fois un garçon d'une vingtaine d'années. Qui tombe amoureux d'un mec. D'un mec hétéro. Rien de très original. 
Mais ce garçon se met en tête d'écrire une lettre. Dans cette lettre, il va raconter sa vie, son enfance, ses peurs, ses péripéties d'enfant normal, ou presque, péripéties touchantes, souvent drôles, parfois choquantes, toujours humaines. 
Cette lettre il la donne à Hervé. Et il la donnera également plus tard à ses parents, en se rendant compte qu'il n'avait jamais rien écrit de mieux pour expliquer qu'il était différent. Des années passent. Il reçoit alors l'appel d'un inconnu : le psychologue de son père. Il apprend que son père s'était lui aussi servi de cette fameuse lettre, pour parler de son fils sur le divan. Pourquoi ce psy avait-il appelé ? Pour demander l'autorisation de faire lire cette lettre à un autre patient, dont le fils était gay, lui aussi. Pour l'aider à accepter son fils.  
Cette histoire, vraie, et d'’autres événements de la vie, allaient finir par convaincre l'auteur de publier cette lettre, sous forme de fiction, en préservant l'authenticité de l'original.  
Voici donc "Lettre à Hervé". 

Mon avis :
Plus qu'une histoire, c'est ici l'histoire particulière d'un jeune homme qui nous est racontée. On assiste à la construction d'un homme, avec ses choix, ses erreurs, ses espoirs et déboires, ses défauts, ... son parcours tout simplement.
C'est une lettre qui peut être très simple en apparence mais qui nous montre un jeune homme tel qu'il est réellement. Si la raison première de son récit est d'expliquer quelque chose à quelqu'un d'important pour lui, on sent que c'est peut-être aussi une manière pour lui de faire le point.
On voit passer son enfance et son adolescence. Il nous raconte la relation difficile qu'il entretient avec son père et avec ses camarades de classe, filles ou garçons, mais surtout le long chemin qui lui a fallu pour se rendre compte de son homosexualité, ses premiers amours et enfin son amour présent. On apprend presque tout de lui.
C'est une lettre, donc le récit vraiment personnel, un peu maladroit parfois. L'écriture montre une pointe d'humour et d'ironie de temps à autre. La plume se pose simplement et clairement sur le papier, même si la main qui tient le stylo a peut-être eu plus de mal à formuler les mots naissants sous cette plume, tellement ils sont importants pour l'auteur de la lettre.  
On en oublie presque l'enjeu de ce papier par moment. On se concentre plus que sur ce « personnage » en quête d'amour. Cette lettre est très belle. Elle nous montre que nos expériences et désillusions font de nous ce que nous sommes et parfois, simplement se raconter aide à surmonter l'ignorance, mais surtout le manque de compréhension et de communication.
La fin du livre se constitue d'une seconde lettre, qui nous fait passer d'un extrême à l'autre en quelques lignes. Quand nous lisons une note heureuse puis la pire des choses possible sur Terre, on comprend alors cet élan d'amour que constitue la publication de cette lettre.
Si j'ai lu ce livre très (très, très !!) vite, j'ai une incroyable envie de le relire à nouveau ! Je ne peux que recommander cette Lettre à Hervé ! Ce sera un 18,5/20 pour moi !

dimanche 3 avril 2016

Critique Livre n°36 : La Maison dans laquelle de Mariam Petrosyan

           Salut la Compagnie !

Je souhaite avant tout remercier Babelio et les éditions Monsieur Toussaint Louverture pour m'avoir permis de lire ce roman époustouflant : La Maison dans laquelle de Mariam Petrosyan.  

Le résumé :
Dans la Maison, vous allez perdre vos repères, votre nom et votre vie d'avant. Dans la Maison, vous vous ferez des amis, vous vous ferez des ennemis. Dans la Maison, vous mènerez des combats, vous perdrez des guerres. Dans la Maison, vous connaîtrez l'amour, vous connaîtrez la peur, vous découvrirez des endroits dont vous ne soupçonniez pas l'existence, et même quand vous serez seul, ça ne sera jamais vraiment le cas. Dans la Maison, aucun mur ne peut vous arrêter, le temps ne s'écoule pas toujours comme il le devrait, et la Loi y est impitoyable. Dans la Maison, vous atteindrez vos dix-huit ans transformé à jamais et effrayé à l'idée de devoir la quitter. 

Mon avis :
Ce roman raconte non pas une histoire mais plusieurs histoires dans une grande, celles d'enfants dans une Maison. Et pas n'importe quelle maison ! Cette maison est un internat pour enfants soufrant d'un handicap, ils s'y côtoient alors des enfants et surtout des adolescents un peu abimés, dérangés, mais surtout en construction. Aucun n'a de nom, mais plutôt un surnom, par rapport à sa personnalité ou son physique, ou encore à sa propre histoire. On croise Sphinx, Bossu, L'Aveugle, Lord, Noiraud, ou encore Roux et le Macédonien. Dans ce lieu les jeunes sont divisés en plusieurs chambres, plusieurs groupes, chacun avec son nom et ses particularités : les Rats, les Chiens, les Faisans, les Oiseaux et le quatrième groupe.

Le livre se concentre sur ce dernier en particulier. Celui-ci n'a pas de nom. On l'explore avec l'arrivée d'un nouveau membre, Fumeur, après son transfert. On observe son parcours et celui de ses nouveaux camarades. Peurs, rivalités, joies, peines, violences, on nous raconte tout. On les voit se construire en vue de l'âge adulte.

On trouve aussi quelques incursions d'une autre histoire, celle de Sauterelle, ayant vécu dans la Maison quelques années auparavant.

C'est impressionnant de voir comment ils se sont enfermés dans leur Maison. Les enfants vivent en vase-clos, c'est « leur » Maison, comme si les adultes n'avaient pas leur mot à dire en ce lieu. Ils se sont créer leur foyer, un qu'ils ne veulent pas quitter. Un lieu magique et plein de possibilités, qu'ils se sont complètement appropriés.

Le récit va dans tout les sens en fonction de qui l'auteur dépeint. On est parfois perdu. Mais on s'accroche, on adhère totalement aux personnages. On se laisse balader d'une pièce à l'autre de cet univers.

L'écriture est sympa, agréable à lire. Et il le faut bien vu le pavé, peu pratique à trainer dans les transports en communs ! Ses 960 pages ne sont pas forcément un problème malgré quelques longueurs et redites vers les pages 550 à 650. On rattrape le train très vite et on veut connaître la suite à chaque page. Tantôt à la première personne, tantôt à la troisième, le style d'écriture change beaucoup entre deux chapitres, la typologie aussi.
 
En résumé, ce livre se laisse lire très facilement et révolutionne les romans portant sur l'adolescence. On fait plus que s'attacher à ces joyeux (ou pas ?) lurons. On vibre et espère pour eux à chaque page. Même si je n'ai pas tout compris et des longueurs au milieu, j'ai définitivement aimé ce livre.  C'est une belle découverte ! Il mérite largement son 16/20. :)
 
Titre : La Maison dans laquelle
Titre original : Dom, v kotorom...
Auteur : Mariam Petrosyan
Année de parution originale : 2009
            pour la traduction française : Mars 2016
Editions : Monsieur Toussaint Louverture
Prix : 24,50 €
Nombre de pages : 960 p.