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vendredi 2 février 2018

Critique Livre n°72 : La servante écarlate de Margaret Atwood

Salut la Compagnie !
Suite à l'adaptation du roman en série télé par Netflix, le livre a connu un regain d'intérêt. J'ai surfé sur la vague médiatique pour lire ce roman qui ne devrait pas tarder à rentrer dans les «classiques» de la littérature. 
 
Quelques données sur le livre :
Titre : La servante écarlate
Titre VO : The Handmaid's Tale
Auteur : Margaret Atwood
Année de parution : 1985
Éditions : Robert Lafont (Ebook)
Prix : 10,99 € (11€50 en poche)
Nombre de pages : 302 p.

Le résumé :
Dans un futur peut-être proche, dans des lieux qui semblent familiers, l'Ordre a été restauré. L'Etat, avec le soutien de sa milice d'Anges noirs, applique à la lettre les préceptes d'un Evangile revisité. Dans cette société régie par l'oppression, sous couvert de protéger les femmes, la maternité est réservée à la caste des Servantes, tout de rouge vêtues. L'une d'elle raconte son quotidien de douleur, d'angoisse et de soumission. Son seul refuge, ce sont les souvenirs d'une vie révolue, d'un temps où elle était libre, où elle avait encore un nom. Une œuvre d'une grande force, qui se fait tour à tour pamphlet contre les fanatismes, apologie des droits de la femme et éloge du bonheur présent.

Mon avis :
Le récit repose sur un postulat dystopique. Le monde a subi une crise majeure. Elle est surtout écologique et s'accompagne d'une crise de la natalité. Cette dernière est devenue presque inexistante en ce début du XXIème siècle imaginaire dans lequel se déroule l'histoire. Cette crise entraîne un bouleversement politique et voit un nouveau régime se met en place. Autoritaire et répressif, il a une idée révolutionnaire et plutôt brutale pour faire remonter la natalité.

Au milieu de ce nouveau système, nous suivons June, ou Defred de son nouveau nom. Son présent mais aussi son passé nous permet de nous plonger dans ce nouvel ordre établi et de comprendre ce qui est arrivé dans cette partie du monde assimilée aux États-Unis. La machine Gilead est en marche, implacable et effroyable.

Chaque entité familiale fonctionne presque en vase clot. Defred est sous la responsabilité du Commandant, froid et secret, et de Serena-Joy, l'Épouse. Distante et presque cruelle. La maison est tenue par les Martha, aussi mystérieuses et silencieuses que compatissantes par moment. Du fait de son statut, le Commandant a aussi un chauffeur/homme à tout faire : Nick. Est-il un soutien ou un espion à la solde du gouvernement pour prévenir tout acte de sédition.

L'auteur a reconstitué un univers très riche. Elle a monté un système totalitaire dont on découvre les aspects petit à petit au travers du récit de Defred. Le récit est forcément subjectif. mais ses règles, ses rangs, ses codes vestimentaires pour un endoctrinement plus efficace nous sont parfaitement décrits par une personne qui a à subir le système tous les jours. Le système prend également la religion au pied de la lettre. Au final, on en apprend peu sur ce qui se passe dans l'ensemble du pays et uniquement ce qui passe dans la ville où Defred habite. On en sait peu mais c'est ce qui n'est pas dit qui nous glace encore plus.

Concernant la politique de natalité, l'auteur a déclaré s'être inspirée de décrets et mesures qui ont un jour été mise en place dans le monde. De quoi faire réfléchir non ?

L'écriture est plutôt sympa et colle à un récit à la première personne. La liberté de ton, la chronologie non linéaire et la spontanéité sont très appréciables.

Je pensais avoir commis une erreur en commençant la série avant de lire le livre. Mais en fait, ... pas du tout. L'adaptation est fidèle dans son ambiance et son horreur mais les faits ont été adaptés justement. La seule petite déception, c'est la fin. Le roman s'arrête de façon assez brutale et nous laisse un peu sur notre fin.
Mais la série va connaître une saison 2, dans la continuité du livre. Alors, que va-t-il se passer ?
18/20 :) Un livre à lire, définitivement !

Enjoy :)

mercredi 9 mars 2016

Chronique Film n°7 : La 5e Vague de J. Blakeson

          Salut la Compagnie !  

Il y a quelques semaines, je vous ai chroniqué le livre La 5è vague de Rick Yancey (la critique se trouve ici <== ). Il est plus que temps de vous donner mon avis sur l'adaptation cinématographique de ce roman. C'est parti pour La 5e vague réalisé par J. Blakeson.  

Quelques données sur le film :
 
Titre : La 5e Vague
Titre original : The Fifth Wave
Réalisateur : J. Blakeson
Scénario : Susannah Grant
D'après le livre : La Cinquième Vague de Rick Yancey
Date de sortie :  France, 27 Janvier 2016
              USA : 22 Janvier 2016
Durée : 117 min (1h57)
Budget : 38 millions €
Avec : Chloë Grace, Moretz, Liev Schreiber, Nick Robinson, Alex Roe, Ron Livingston,



 
 
 


Le synopsis :
Quatre vagues d’attaques, chacune plus mortelle que la précédente, ont décimé la presque totalité de la Terre. Terrifiée, se méfiant de tout, Cassie est en fuite et tente désespérément de sauver son jeune frère. Alors qu’elle se prépare à affronter la cinquième vague, aussi inévitable que fatale, elle va faire équipe avec un jeune homme qui pourrait bien représenter son dernier espoir – si toutefois elle peut lui faire confiance… 


La bande-annonce :


Mon avis :

L'histoire du livre est callée sur celle du livre, normal pour une adaptation. Le monde subit une invasion extra-terrestre, mais la particularité réside dans le fait qu'on ne les perçoit qu'au travers d'un vaisseau en orbite autour de la Terre. On suit la jeune Cassie, qui nous raconte ce qui s'est passé depuis l'apparition de l'engin spatial. On la découvre elle et sa famille et comment ils traversent les différentes vagues d'attaques.

On peut noter quelques différences avec le livre, mais celles-ci sont cohérentes avec le fait d'adapter un livre. Trop de pages, des coupes doivent être faites. La dimension psychologique des attaques et des liens entre les personnages sont profondément lissés. Il fallait simplifier et rendre le film abordable pour le plus grand nombre. C'est une bon compromis et donc une bonne adaptation.

Les acteurs sont plutôt bien choisis et son bon dans leurs rôles, malgré quelques choix plus surprenants mais qui fonctionnent super bien. Certains personnages plus secondaires ont été peu développés dans un souci de simplification, les personnages étant très nombreux dans le roman.

Une chose très intéressante est le fait que ce monde est le notre, du moins au début. L'identification est très facile. Nous sommes nos propres ennemis. Le spectateur sent que quelque chose ne va pas, il ne comprend pas tout de suite quoi. Ce film nous fait nous poser de profondes questions sur ce qu'est notre humanité. Le libre-arbitre est-il toujours libre ?

Quant à la musique, si elle se fait oublier de temps à autre, c'est pour mieux revenir et mettre en valeur certains moments. De même les effets spéciaux sont peu présent mais ils sont incroyables, notamment avec la mise en scène des premières vagues où l'immersion est impressionnante.

 En résumé, un film qui compte clairement deux parties. Les premiers 20 minutes sont haletantes et prenantes, et le reste est plus profond et plus lente. Jusqu'à la fin où tout repart sur les chapeaux de roues.

C'est peut-être un peu dommage d'avoir cherché à trop lisser pour les plus jeunes. Certaines parties, comme l'histoire Cassie/Evan, auraient gagné à être davantage développées.

Je recommande ce film à tous les fans du genre, et à ceux qui le sont un peu moins ! C'est un très bon divertissement et une bonne adaptation à mon avis.

A très vite pour une nouvelle chronique !

jeudi 4 février 2016

Critique Livre n° 27 : La 5ème vague de Rick Yancey

             Salut la Compagnie  !

A l'occasion de la sortie du film La 5ème vague, je me suis mise à lire le bouquin juste avant ! En voici donc mon avis du livre de Rick Yancey. 

Le résumé :
1ère Vague : Extinction des feux
2e Vague : Déferlante
3e Vague : Pandémie
4e Vague : Silence 

À l’aube de la 5e Vague.

Sur une bretelle d’autoroute désertée, Cassie tente de Leur échapper…Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés…
Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. Elle se raccroche à cette règle jusqu’à ce qu’elle rencontre Evan Walker. Mystérieux et envoûtant, ce garçon pourrait bien être son seul espoir de sauver son petit frère, voire elle-même. Du moins, si Evan est bien celui qu’il prétend…
 
Ils connaissent notre manière de penser. Ils savent comment nous exterminer. Ils nous ont enlevé toute raison de vivre. Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir… 

Mon avis :
Ce livre est clairement un ouvrage de science-fiction et de dystopie. Mais sa particularité réside dans le fait que les personnages ont connu notre monde tel que nous-mêmes le connaissons. L'histoire raconte comment l'humanité est supprimée de la surface de la Terre par plusieurs vagues, de plus en plus violentes et comment la planète a été progressivement colonisée par « les Autres », des extra-terrestres que personnes n'a vu.

Les 4 vagues nous sont décrites au moyen de flash-back, disséminés au fil du début du roman. Et c'est plutôt intelligent. Nous avons le point de vue de Cassie, l'héroïne principale, qui nous raconte l'ensemble des évènements qui lui sont arrivés depuis les vagues et sa prise de conscience sur le devenir de l'humanité. Ce roman essaie de nous faire comprendre très simplement le fonctionnement d'un être humain et de ce qui fait de nous des humains justement, et non pas des Autres. La paranoïa dans laquelle Cassie tombe nous enveloppe de façon assez impressionnante.

Les personnages sont super.
Nous avons Cassie pour Cassiopée, une jeune fille de 17 ans un peu bad-ass, qui alterne entre son côté super fort et sa fragilité d'adolescente qui vient de tout perdre. Elle a une volonté de fer et fera tout pour retrouver son petit frère de 5 ans, de qui elle a été séparée peu de temps avant le début du récit. On suit celui-ci de la même façon. Un petit être attachant, trop jeune pour la guerre.
Il se retrouve sous la direction de Zombie, un garçon issu du même lycée de Cassie, aussi mentalement faible comme Cassie est forte.
Cette dernière va d'ailleurs rencontrer un garçon tellement mystérieux, mais assez attirant il faut bien l'admettre. Alors qui est-il vraiment ? 

J'ai adoré cet univers. Même si c'est clairement de la littérature jeunesse, du fait de l'âge des personnages principaux, on peut imaginer qu'un roman pour adulte pourrait y prendre racine. J'aime beaucoup la dimension psychologique du roman et de toutes les questions qu'il nous fait nous poser.  

Concernant l'écriture, cette alternance entre les points de vue et le récit définitivement interne donne une dimension très réelle au récit. Nous nous mettons à la place des personnages et nous sommes aspirés dans ce monde où l'humanité disparait peu à peu. Rick Yancey arrive à adapter son écriture en fonction des points de vue. Tantôt paranoïaque, tantôt enfantin ou à la dérive, on ressent la complexité de chacun des protagonistes et leur façon de penser.  

Malgré ses 600 pages, j'ai lu très vite ce livre. J'ai vraiment adoré l'univers et les personnages. J'ai à présent très envie de découvrir la suite en espérant qu'elle sera à la hauteur de celui-ci.  

En résumé, un roman très addictif et incroyablement bien construit. Les personnages sont une raison supplémentaire de s'y plonger et d'adorer ! C'est un presque coup de cœur pour moi ! Je lui donne un 19/20 !!

Titre : La 5ème vague
Titre originel : The 5th Wave
Auteur : Rick Yancey
Année de parution : 2013
Editeur : Collection R
Prix : 18,50 €
Nombre de pages : 608 p.

jeudi 28 janvier 2016

Critique Livre n°26 : The Revolution of Ivy d'Amy Engel

             Salut la Compagnie  !

Aujourd'hui je viens vous donner mon avis sur le tome 2 de The Book of Ivy d'Amy Engel. Pour mémoire ma chronique du tome 1 est par ici !

Attention, cette critique peut contenir des spoilers concernant le premier tome, ce livre en étant la suite directe.

Le résumé :

Née pour trahir et faite pour tuer... sera-t-elle à la hauteur ? 

 J'ai tout perdu. Mon foyer. Ma famille. L'homme que j'aime.

 Ce serait si facile de capituler, de fermer les yeux et d'attendre que la faim et la soif et raison de moi. Ou bien qu'une bête sauvage me trouve. Ou même un autre survivant... Mais je refuse d'abandonner. J'en ai terminé avec la lâcheté. Il est temps pour moi d'agir, enfin.

 Bishop me l'avait bien dit, cet univers hostile ne pardonne pas la moindre erreur. Et au-delà de la barrière, c'est encore pire. L'hiver approche, et si je veux survivre, il va me falloir trouver de l'eau, des vivres, un abri. D'autres condamnés avec lesquels m'allier. Mais surtout, je vais devoir faire un choix : dois-je oublier ma vie d'avant, me venger de ceux qui m'ont trahie... ou mener, purement et simplement, la révolution ?

 Car je ne suis plus une Westfall, ni une Lattimer. Simplement Ivy. Et je suis enfin libre.

Mon avis :

C'est avec plaisir que j'ai retrouvé l'univers de Westfall et d'Ivy dans ce livre qui conclut la saga dystopique The Book of Ivy. Après le tome précédent, j'ai acheté tout de suite celui-ci, tant le devenir de notre héroïne était incertain. 

On retrouve donc cette dernière juste après son expulsion de Westfall. Elle doit maintenant apprendre à se débrouiller seule et surtout à survivre derrière la Barrière. Elle va découvrir que sa ville se berce d'illusions et quand elle est prête à tourner la page sur son ancienne vie, un jeune homme bien connu débarque. Et quand elle apprend les tourments dans lesquels s'engagent Westfall, elle doit faire un choix. Va-t-elle tout laisser tomber et les abandonner à leur sort, se venger des Lattimer ou de sa famille pour son calvaire ou bien va-t-elle essayer de faire bouger les choses ?

Côté personnages, ce livre est un peu le récit de la construction d'une Ivy, jeune fille fragile sous sa carapace et jusqu'alors enfouie derrière sa famille puis derrière Bishop. Elle se cherche, se perd, doute. Mais elle trouve aussi !
Bishop, comment ne peut-il pas nous manquer au début du livre... il reste fidèle à lui-même. Un parfait gentleman, mais conscient que parfois il faut se salir les mains pour un futur meilleur.
C'est aussi l'occasion de découvrir de nouveaux personnages comme Ash et Caleb. Même si on ne les découvre que trop partiellement à mon goût, ils sont les frères et sœurs que j'aimerai avoir.

Petit spoiler : Je trouve assez intelligent de la part de l'auteur de finir le roman là où il a commencé, mais le passage d'un acte forcé à un acte choisi reflète bien l'ensemble de cette saga.  

L'univers change un peu par rapport au premier tome. En effet, on sort de Westfall et c'est le moment de découvrir ce qu'il est advenu de notre belle planète bleue. Elle qui n'était pas très hospitalière, elle l'est encore moins. Et on frissonne à chaque page quand le froid glacial enveloppe les personnages. On découvre également comment les humains se sont organisés en une nouvelle société, malgré l'absence de chef. Le seul désir de chacun, survivre. Alors tout le monde y met du sien. Vision peut-être utopiste mais rassurante quelque part.

L'écriture d'Amy Engel est addictive car elle va crescendo dans le récit. L'histoire possède un rythme narratif qui ressemble beaucoup au tome précédent, à savoir une lente construction et une précipitation à la fin vers le dénouement final. 

En résumé, j'ai vraiment aimé, même si un petit je ne sais pas quoi manquait à la fin. Ce qui est sûr c'est que ça fait passer les transports en commun de façon très agréable. Je lui donne un 18/20.
 
Titre : The Book of Ivy, tome 2 : The Revolution of Ivy
Auteur : Amy Engel
Année de parution : 2015
Editions : Lumen
Prix : 15 €
Nombre de pages : 322 pages

lundi 21 décembre 2015

Chronique Film n°6 : Hunger Games, la Révolte : Partie 2 de Francis Lawrence

Salut la Compagnie !

Cette chronique vient un peu tard par rapport à la sortie du film, mais comme on dit mieux vaut tard que jamais. C'est parti pour le dernier film de la saga Hunger Games, toujours réalisé par Francis Lawrence.

Le Synopsis :
Alors que Panem est ravagé par une guerre désormais totale, Katniss et le Président Snow vont s’affronter pour la dernière fois. Katniss et ses plus proches amis – Gale, Finnick, et Peeta – sont envoyés en mission pour le District 13 : ils vont risquer leur vie pour tenter d’assassiner le Président Snow, qui s’est juré de détruire Katniss. Les pièges mortels, les ennemis et les choix déchirants qui attendent Katniss seront des épreuves bien pires que tout ce qu’elle a déjà pu affronter dans l’arène…

La Bande-Annonce :


Quelques données sur le Film : 
Titre : Hunger Games, la Révolte : Partie 2
Titre original : Hunger Games, Mockingjay - Part 2
Réalisateur : Francis Lawrence
Scénario : Danny Strong
D'après le livre : Hunger Games, la Révolte de Suzanne Collins
Date de sortie :  France, 18 Novembre 2015
                          USA : 20 Novembre 2015
Durée : 137 min (2h17)
Budget : 125 millions €
Avec : Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Woody Harrelson, Donald Sutherland, Philip Seymour Hoffman, Julian Moore, ...




Mon avis :
Après les Jeux de la faim, les Jeux de l'expiation et le soulèvement arrive enfin la bataille finale au cœur du Capitole.
Le film reprend quelques jours après la fin du précédent. Katniss fait face à l'état dans lequel Snow a laissé Peeta lors de la captivité de ce dernier. Elle doit finir ce qu'elle a commencé et mène son propre combat en parallèle du plus grand. Le rythme des plans, la musique, et la réalisation nous montre toutes les étapes de cette guerre.

J'adore l'univers de cette saga. Le film est bourré de réflexions concernant la manipulation, les limites du principe d'humanité quand arrive une guerre, le tout étant particulièrement bien mis en valeur avec l'évolution de la relation entre Katniss et Gale. Que sommes-nous prêt à faire pour gagner une guerre ? Comment pouvons-nous manipuler quelqu'un pour parvenir à nos fins ? Enfin, le film nous fait pressentir le pouvoir et les ravages de la propagande et de la manipulation.

Une bonne partie du film ne comporte pas de grandes scènes d’actions comme le vendait la bande-annonce,  mais des dialogues lourds et significatifs entre les personnages. N'ayant pas lu le livre, chaque film est une totale découverte de l'histoire pour moi.
Le film nous fait passer toutes les émotions de Katniss, sa détermination, sa confusion, son parti pris. Une des scènes les plus fortes arrive vers la fin du film. S’en suivent alors des évènements qui précipiteront le futur de Panem. Quand un tragique évènement arrive (ceux qui ont vu le film comprendront duquel je veux parler), on comprend alors toute la dynamique des rebelles. Enfin, Katniss retourne là où elle a commencé. Une scène lors de son retour est en vraiment très forte. Malgré le caractère triste et dramatique de ce moment, la salle n'a pas pu s'empêcher de rire. Car certes, c'est grave comme moment, mais le ridicule de la situation fait sens d’une certaine façon.

Coté personnages, on arrive à la fin de l'évolution de chacun. Dépassée et meurtrie, Katniss fait face à de nouveaux démons. Peeta doit revenir à la réalité, et est une menace dormante. Gale est maintenant un « parfait » soldat. Il restera pour protéger Katniss mais on sent que quelque chose à changer. Ce triangle amoureux prend son sens, pour des raisons que j'évoquais plus haut. Cela nous montre comment des évènements peuvent rapprocher ou au contraire éloigner deux personnes.
J'ai toujours eu un peu de mal avec l’actrice Jennifer Lawrence (Katniss), mais je ne peux que reconnaitre qu'elle est impressionnante ici. L'ensemble du cast est tout simplement génial et joue extrêmement bien. Une petite pensée pour l'immense Philip Seymour Hoffmann. Il est tellement juste que c'est une grande perte pour le cinéma.

J'ai été amusée de voir les deux lieux de tournage en France du film. Étant étudiante en architecture, j'ai étudié ces deux ensembles de logements de Renaudie à Ivry s/ Seine et de Bofill à Noisy-le-Grand. C'est assez sympa de les voir jouer avec ses deux environnement si particuliers. Les effets spéciaux sont vraiment bien faits pour le coup :) .

La musique est très belle avec une déclinaison du thème « Hanging Tree », que j'adore. James Newton Howard prouve encore ses capacités de grand compositeur pour le cinéma.
 
Concernant la fin, j’ai su après que la scène épilogue avait été rajoutée par rapport au livre. Elle fait un peu fausse après tout ce qui s’est passé avant. Couper le film juste avant aurait peut-être été plus logique.

En conclusion, ce film clôt la saga d’une bonne façon. On n’a pas réellement envie de quitter les personnages. J’ai bien aimé l’ensemble des films de la franchise. J’ai parfois du mal concernant les adaptations de saga au cinéma, mais là ce n’est pas le cas. Je conseille à tous ceux qui ont aimé les films précédents de le voir impérativement.


P.S. : Des rumeurs circulent sur la possibilité de faire, comme pour Harry Potter, un film dans le même univers avant ou après, avec des personnages un peu différents ou dans leur jeunesse. Suzanne Collins, l’auteur des livres qui ont inspirés les films serait de la partie. A voir …!

mardi 8 décembre 2015

Critique Livre n°19 : Fahrenheit 451 de Ray Bradbury


Salut la Compagnie !

On reste dans le registre de la dystopie mais on change de catégorie ! Après la littérature Young Adult, place à la science-fiction et l’univers de Fahrenheit 451 de Ray Bradbury.

Le résumé :
451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume.
Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable.
Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.

Mon avis :
Publié en 1953, ce roman s’inscrit dans son contexte, mais reste universel par son message. 

Dans un futur proche, après une guerre, le pays s’est transformé pour devenir un lieu sans livres, ce qui est paradoxal dans un livre. Un jour en rentrant du travail, Montag, le personnage principal, est confronté à deux choses qui le marqueront et le changeront profondément : d’abord la rencontre avec Clarisse, sa voisine, jeune fille qui se qualifie elle-même de folle et qui lui pose des questions sur la vie, le bonheur, le sens des choses ; puis la tentative de suicide de sa femme viendra faire écho aux paroles de Clarisse et Montag commence alors à voir le monde différemment. Lui qui était quelques jours plus tôt le garant et l’acteur de la manipulation collective, trouve bientôt la lumière parmi les ténèbres qu’il a disséminés. Le roman montre alors la lutte de cet homme pour sortir de la pensée unique imposée par les dirigeants, jusqu’à devenir ce qu’il combattait auparavant.

Le principal protagoniste, Montag (en Allemand ça signifie Lundi, le premier jour de la semaine, et donc le renouveau peut-être), est quelqu’un qui nous ressemble sur certains aspects. Il est impétueux, mais aussi peureux mais courageux quand il s’agit d’aller au bout de ses idées. Il connait une très forte évolution au cours du récit. Il n’est pas heureux et suit aveuglément, puis il doute, cherche, change, participe au changement, et enfin partage les résultats de sa réflexion.

L'univers est post-apocalyptique, mais demeure proche de nous dans la façon dont vivent les gens. Mais dans sa dimension où les livres, sièges de l'ouverture de l'esprit , ne seraient plus tolérés, ce monde semble pour beaucoup impossible. Cependant, beaucoup oublient qu'une telle période a existé, c'est le cas des autodafés pendant la Seconde Guerre mondiale en Allemagne ou encore la révolution culturelle de 1966 en Chine. Pour mieux contrôler les masses, les gouvernements essaient de supprimer toute pensée dissidente, comme celle que l'on trouve dans les livres, et instaurer la pensée unique, celle qui leur va bien, au travers de la « famille» à laquelle ils sont tous accros. Une critique de la société de consommation s'y cache. Il y a également une légère critique envers le domaine scientifique, qui, selon l'auteur, prend le pas sur le culturel, le philosophique et le littéraire.  

J'ai eu un peu de mal au début. C'est un livre très riche, très complexe et tous les passages sont importants. J'ai du en relire certains pour être sûre d'avoir tout saisi. La lecture était donc très dense, mais très poétique est très prenante quand on s'y habitue.

En conclusion, c'est un livre à lire au moins une fois ! Il réveille nos consciences et notre esprit critique. Je lui attribue un 17/20 !
 
 
Titre : Fahrenheit de Ray Bradbury
Auteur : Ray Bradbury
Année de parution originale : 1953
Année de mon édition :  2000
Editions : Folio SF
Prix : 5,80 €
Nombre de pages : 236 p.

mercredi 2 décembre 2015

Critique Livre n°18 : The Book of Ivy d'Amy Engel

Salut la Compagnie !
Troisième livre de ma semaine Young Adult ! Un livre que j’ai adoré : The Book of Ivy d’Amy Engel.

Le résumé :
Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple.

J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu.
Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche…
Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.

Née pour trahir et faite pour tuer… Sera-t-elle à la hauteur ? À la fois histoire d’amour torturée, thriller psychologique et dystopie cruelle, The Book of Ivy vous entraîne dans un compte à rebours haletant dont vous ne sortirez pas indemnes.

Mon avis :
Je recommande ce livre à 100% ! C’est l’un de mes presque coups de cœurs cette année !

Comme le mentionne le résumé, c’est une dystopie. La configuration de Westfall, la ville qui sert de cadre à l’histoire, ressemble de loin à Divergent. Elle est en effet entourée d’une barrière, soit disant pour leur protection.  Mais la comparaison s’arrête ici.
La ville se divise en deux familles, les Lattimer et les Westfall, sorte de Capulet et Montaigu du futur. Pour apporter la paix, des mariages sont arrangés chaque année entre les garçons Lattimer et les jeunes filles Westfall pour apporter la paix, après la guerre qui a vu la famille Lattimer prendre le pouvoir. Ivy se retrouve embarquée dans cette histoire, mais elle est au cœur d’un complot visant à renverser l’ordre établi. Elle s’y prépare depuis deux ans, depuis que Bishop a décidé qu’il se marierait à Ivy et non à la sœur de cette dernière, Callie.
Le livre commence avec la cérémonie des mariages et on découvre comment les deux êtres forcés à cohabiter vont se connaître au fur et à mesure.

J’aime beaucoup Ivy et la façon dont elle évolue au cours du roman. Elle se détache de l’influence de sa famille et fait sa propre découverte de la réalité. Elle pense par elle-même. Elle est un bon exemple de ce que le conditionnement peut engendrer. Jusqu’à ce qu’elle se libère complètement. 
De son côté Bishop est peut-être celui qui se dévoile le plus au fil des pages. Avoir le point de vue d’Ivy nous laisse apprécier comment, de son point de vie ; elle découvre celui à qui elle a été liée de force. Il apparaît distant et respectueux au début, et est adorable en fait. De plus, avec un tel physique, comment ne pas craquer, même un petit peu ?

L’univers du roman est plutôt bien construit à mon sens. On perçoit très nettement les enjeux et les travers de la société mise en place par les Lattimer, société où, dans un monde ravagé par une guerre nucléaire, avoir des enfants en bonne santé est un but essentiel. En amenant les gens à se focaliser sur cet élément, les hautes instances de la famille Lattimer règnent sur des sujets obéissants. En découvrant le fonctionnement de cette ville sans grande liberté, la question se pose quant au reversement du Président Lattimer par le père d’Ivy. La société serait-elle meilleure et la paix serait-elle durable ?

J’ai très vite accroché à ce roman que je trouve très bien écrit, d’autant plus que c’est un premier roman. Plus les pages passent, et plus on a envie de connaître la fin et le choix d’Ivy. Que va-t-elle faire ? Que va-t-elle choisir ? Son cœur ou son devoir ?

En conclusion, ce livre est une petite perle de littérature pour jeunes adultes. Le fait que la fin soit très rapide en comparaison au reste du roman m’a un peu déroutée, et j’ai maintenant très envie de connaître la suite ! Selon moi, ce livre amène également à une réflexion à la question : que sommes-nous prêt à abandonner au profit de la paix et de la survie ? Je lui donne un 19/20 ! :)

Titre : The Book of Ivy
Auteur : Amy Engel
Année de parution : 2015 en France
Editeurs : Lumen
Prix : 15 €
Nombre de pages : 342 p.