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jeudi 19 octobre 2017

Critique Livre n°66 : Les crayons de couleurs de Jean-Gabriel Causse

              Salut la Compagnie !
             En lisant le résumé de ce livre, j'étais plus qu'intriguée. Les couleurs sont partout et même si chacun les voit à sa façon, elle me semble néanmoins essentielles. Alors un grand merci à Babelio et Flammarion pour ce partenariat qui m'a donné un aperçu d'un monde achromique et ensuite de parler couleur avec un spécialiste : l'auteur !

Quelques données sur le livre :
Titre : Les Crayons de couleur
Auteur : Jean-Gabriel Causse
Date de parution : Sept 2017
Éditions : Flammarion
Prix : 17 €
Nombre de pages : 320 p.

Le résumé :           
                Du jour au lendemain, les couleurs disparaissent. Dans ce nouveau monde en noir et blanc, un drôle de duo se met en tête de sauver l’humanité de la dépression en partant à leur recherche. Lui, c’est Arthur, employé dans une fabrique de crayons de couleur, aussi paumé que séduisant. Elle, c’est Charlotte, aveugle de naissance et scientifique spécialiste de ces mêmes couleurs qu’elle n’a jamais vues. À leurs côtés, une petite fille au don mystérieux, un chauffeur de taxi new-yorkais, les résidents d’une maison de retraite qui ressemble à une colonie de vacances. À leurs trousses, une bande de bras cassés au service d’une triade chinoise…
                Avec ce roman ludique et enrichissant, vous ne verrez plus jamais les couleurs de la même façon.

                Mon avis :
             À la réception, ce livre est intrigant. La couverture invite au coloriage. D'un papier un peu granulé, type canson, seules deux couleurs sont employées. A nous de nous munir de nos plus beaux crayons (de couleur !) pour personnaliser le livre. Il est fait pour ça et l'auteur nous l'a même conseillé lors de la rencontre organisée par Babelio.

  Le roman part d'une idée simple mais qui a tellement de conséquences sur notre mode de vie. Avec une plume légère et incroyablement drôle, l'auteur nous entraine dans l'histoire rocambolesque d'un trio improbable, des personnages que la vie n'aurait jamais fait se rencontrer sans cette disparition tragique des couleurs qui fait broyer du noir au monde. Dans un monde où le LSD est devenu le seul moyen coloré d'égayer artificiellement ses journées, l'équipe improbable va tout risquer pour faire réapparaître les couleurs, jusqu'à se frotter à des criminels en carton, peu dégourdis et dont le ridicule nous fait gentiment sourire. L'histoire permet d'aborder les effets de chaque couleur sur notre comportement. Lesquels ? ... à vous de le découvrir !
               
  Côté protagonistes, il y a Arthur, qui après être monté au sommet touche le fond. Passager de son existence, il travaille dans une fabrique de crayons de couleur que des soucis financiers font bientôt fermer. Puis on rencontre Charlotte, maman solo qui habite en face d'Arthur, scientifique spécialiste des couleurs, chroniqueuse radio et ... aveugle. Et Louise, petite fille intrépide au cœur d'or, elle possède un pouvoir de super-héroïne. Se croisent également Ajay, conducteur de taxis (jaunes !) à New-York qui la particularité d'être synesthésique (kesako ? lisez le livre !) et Lucien le grand-père de Louise.

  Le rythme est soutenu, souligner par le découpage des chapitres en «sous-chapitres» par personnage. La lecture est ultra-rapide et donne la même impression qu'un livre feel-good alors que le questionnement est ici bien plus poussé.
Le petit plus... chaque chronique radio de Charlotte et les dépêches du monde.fr donnent lieu à de petites anecdotes sur les couleurs. On se couche définitivement moins bête en ayant lu ce livre. De plus notre vision sur le monde change un peu. On veut mettre davantage de couleur dans notre vie. On en voit toutes les nuances. La 4e de couverture a raison : on ne voit plus les couleurs de la même façon. 

  Pour les petits curieux de la rencontre, le compte-rendu c'est par ==> ici !

Enjoy :)

jeudi 6 avril 2017

Critique Livre n°61 : Mémé dans les orties d'Aurélie Valognes


Salut la Compagnie !
Ayant pu rencontrer l'auteur, je me suis plongée dans son premier roman auparavant. Une histoire d'un papi, de mamies en tout genre et de plein d'autres personnages à deux ou quatre pattes. C'est parti pour Mémé dans les orties d'Aurélie Valognes.

Quelques données sur le livre :
Titre : Mémé dans les orties
Auteur : Aurélie Valognes
Année de parution originale : 2015
Editions : Michel Lafon
Prix : 16,95€
Nombre de pages :  280 p.

Le résumé :
Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant –, s'ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d'escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie ... jusqu'au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 92 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.

Mon avis :
L'auteur découvre le fait d'écrire et raconte ses personnages plus qu'une histoire. Le livre met un peu de temps à démarrer, mais, comme une locomotive à vapeur, le récit décolle bientôt et les aventures de Ferdinand s'enchaîne très rapidement.

Ce dernier a connu une vie qu'on ne pourrait pas qualifier de tranquille et joyeuse. Quand la prunelle de sa vie, sa chienne Daisy, meurt, il décide d'en finir, mais le bus a décidé de l'épargner. Après ce petit coup de déprime, il va se reprendre et la vie du 8 rue Bonaparte va changer. Sous ses défauts apparents, on découvre un vieux monsieur un peu seul qui a choisit l'honnêteté en toutes circonstances même quand la vérité n'est pas bonne à dire. Des rencontres vont le faire sortir de sa coquille et égayer notre lecture. D'une petite fille à une mamie hyper connectée, en passant par un petit chiot, Ferdinand va-t-il retrouver le gout de la vie grâce à eux ?

L'écriture est légère, avec une touche d'humour et surtout elle est très facile à lire. L'histoire est parfois en retrait au profit des personnages. Ils sont pensés dans les moindres détails, le récit est parfois un peu trop farfelu pour coller à ces protagonistes haut en couleur. Si l'on atteint pas la grande littérature, ce livre est très plaisant.
Le printemps revient, et, avec l'été, ce sont les bonnes périodes pour lire ce livre. Je le recommande pour ceux qui veulent un peu de soleil et de bonne humeur en refermant un livre. C'est un 16/20 de mon côté.  

mercredi 22 mars 2017

Critique Livre n°60 : De tes nouvelles d'Agnès Ledig


Salut la Compagnie !
Pour ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux, vous avez du vous en rendre compte, j'aime beaucoup Agnès Ledig ! Chaque nouveau roman est une belle rencontre avec des personnages ordinaires mais complexes, banaux mais qui valent à eux-seuls de lire leurs aventures. C'est pourquoi je dis un grand merci à Babelio et aux éditions Albin Michel de m'avoir permis de découvrir le nouveau roman De tes nouvelles écrit par une auteur que j'apprécie tant !

Quelques données sur le livre :
Titre : De tes nouvelles  
Auteur : Agnès Ledig
Année de parution originale : 2017
Editions : Albin Michel
Prix : 19,80 € 
Nombre de pages : 320 p.

Le résumé :

Valentine, institutrice dans un village vosgien, avait vu entrer dans sa vie Eric, meurtri par la mort de sa femme, et sa fille Anna Nina. Devenus amants, Eric et elle se sont séparés, incertains de leurs sentiments. Le veuf inconsolable est cependant revenu avec sa fille et la fondation d'une nouvelle famille semble être une évidence. Mais une présence masculine inattendue vient semer le trouble.





Mon avis :
Attention, quelques spoilers du premier tome, On regrettera plus tard (critique à venir), peuvent se glisser dans cette critique...

On avait quitté les personnages repartant chacun de leur côté. Le "happy ending" que nous attendions n'avait pas forcément eu lieu. Mais, même si on ne s'attendais pas à cette fin, elle était ouverte à une suite sans l'obliger. De tes nouvelles poursuit donc l'histoire de Valentine, Eric, Anna-Nina, Gustave et Gaël. Le second peut se lire sans le premier, mais comme il en est la suite directe, c'est mieux de l'avoir lu !

Le livre couvre environ une année scolaire. Le débarquement en vue d'une possible sédentarisation de Éric et Anna-Nina provoque une petite révolution dans la vie de tous. L'histoire montre la façon dont chacun cherche, et parfois trouve, ses marques dans cette "famille" qui se construit d'une façon peu commune. Ce livre n'est pas mon préféré parmi tous ceux d'Agnès Ledig que j'ai lu, Juste avant le bonheur et Pars avec lui étant loin devant. Même si ça reste très positif et fidèle au style de l'auteur, on peut noter quelques facilités dans le récit. Des petites choses un peu tirées par les cheveux se mêlent au récit, c'est un peu dommage ...

La fin est plutôt attendue, malgré le doute que l'auteur essaie d'instaurer. Une petite pincée de folie ne serait pas en trop par moment. :) Une fin attendue mais ouverte, peut-être l'occasion pour creuser d'autres personnages et pourquoi pas quitter les Vosges ?

Les personnages continuent à être largement développés. Si je les avais beaucoup aimé dans On regrettera plus tard, j'ai aimé en découvrir qui viennent s'ajouter dans la joyeuse bande. Si Valentine et Éric ne change pas ou peu, Gaël se dévoile, Anna-Nina éclaire le récit par sa brillante ingéniosité et sensibilité et Gustave se révèle de plus en plus comme le grand-père que j'aimerais avoir. On fait la connaissance de Sébastien et par bribes d'un bucheron qui pourrait tout remettre en cause.
Un petit flash-back est présent également, même si il aurait pu être abordé davantage. 

Côté écriture, la plume d'Agnès Ledig est addictive comme toujours et le livre se lit très rapidement. La narration multiplie les points de vues aussi bien internes qu'externes, contrairement au  premier tome qui ne montrait que 3 narrations (Valentine, Éric et Suzanne). On pourrait s'y perdre par moment. 

En résumé, j'ai un sentiment bizarre en refermant le livre. Deux choses de mêlent, une petite pointe de déception et l'envie de continuer à lire du Agnès Ledig encore, peut-être dans un troisième tome. Si l'histoire pêche un peu, les personnages rattrapent le tout, et comme toujours avec cette auteur, cette petite lueur d'espoir. Un 16/20 pour ce livre ce sera !

mardi 6 décembre 2016

Critique Livre n°56 : Vango, tome 1 : Entre terre et ciel de Timothée de Fombelle

             Salut la Compagnie !
J'avais connu l'auteur il y a quelques années par son emblématique Tobie Lolness  que j'avais beaucoup aimé, c'est avec plaisir que je retrouve Timothée de Fombelle pour une réedition de Vango, tome 1 : Entre ciel et terre. Merci à Livraddict et Folio pour ce partenariat !
 
Quelques données sur le livre :
Titre : Vango, tome 1 : Entre ciel et terre
Auteur : Timothée de Fombelle
Année de parution originale : 2010
Editions : Folio
Prix : 7,90 €
Nombre de pages : 442 p. 
 
Le résumé :
Paris, 1934. Devant Notre-Dame une poursuite s'engage au milieu de la foule. Le jeune Vango doit fuir. Fuir la police qui l'accuse, fuir les forces mystérieuses qui le traquent. Vango ne sait pas qui il est. Son passé cache de lourds secrets. Des îles siciliennes aux brouillards de l'Ecosse, tandis qu'enfle le bruit de la guerre, Vango cherche sa vérité. Un héros inoubliable et romantique, une aventure haletante, envoûtante, empreinte d'humour et de poésie.
 
 
Mon avis :
Paris 1934, parvis de Notre-Dame de Paris ! Quel lieu pour une ouverture de roman. Le récit démarre très fort avec une course-poursuite qui se poursuit dans l'ensemble du roman (et peut-être dans le tome 2 :) ) ! Que dire de plus, si ce n'est spoiler un peu !
 
 
Les événements, les découvertes et les rebondissements s'enchaînent autour d'un jeune homme mystérieux et énigmatique, en quête de ses origines.
Le rythme est soutenu et chaque mot est important pour la compréhension. Attention à ne pas sauter des lignes sinon certains éléments peuvent nous échapper. Le récit nous emporte et nos doigts restent collés aux pages malgré quelques moments plus posés.
 
Du côté des personnages on trouve de tout. Si ce n'était pas évident, Vango est le personnage central du récit. Tout tourne autour de lui, de près, comme de loin.  Vif, intelligent et plein de ressources, il est aussi un escaladeur hors pair qui est sur le point de dédier sa vie au service de Dieu, mais qui, suite à des complications, est obligé de fuir.
Il peut compter sur des amis fidèles pour l'épauler dans sa quête de vérité. Notamment le prêtre Zéfiro au passé très riche et qui est le prieur d'un monastère invisible, le capitaine de dirigeable Hugo Eckener, ou encore la pétillante Éthel. Cette dernière est un petit rayon de soleil écossais et certainement la plus déterminée à aider « son » Vango.
Ce dernier est traqué par un commissaire très expérimenté, Auguste Boulard, qui utilise tous ses meilleurs agents et atouts pour retrouver le jeune homme ou poursuivre d'autres criminels bien plus dangereux. De découvertes en déconvenues, il est tenace, ne laisse rien au hasard et il est soucieux de faire son travail dans les règles de l'art. Il n'a qu'un défaut : sa mère :). 
Le roman nous plonge dans la France et des pays alentours des années 1930. Un monde visible contre un monde invisible, un récit de fiction historique où se mêlent le réel et les personnages historiques, mais toujours de façon très énigmatique avec des mystères qui se révèlent progressivement.
 
Et que dire de l'écriture ! Elle est magique, très musicale. L'auteur joue sur les sonorités et le rythme interne des phrases pour donner vie à son roman. Sautez une ligne, un bout de mot, c'est ne pas entendre une note.
  
En résumé, c'est un presque coup de cœur ! L'histoire, les personnages et surtout l'écriture  sont excellentissimes ! Mais presque car la fin est un peu trop brusque, ne sert qu'à conclure et nous oblige à nous plonger dans le tome suivant. C'est donc un 19/20 !
 
Enjoy :)

jeudi 31 mars 2016

Critique Livre n°34 : Le Siècle, tome 1 : La Chute des géants de Ken Follett

           Salut la Compagnie !

A l’occasion de la sortie en poche de Aux portes de l’éternité, dernier roman de la trilogie « Le Siècle » de Ken Follett, j’ai entrepris de relire les deux tomes précédents. Voici donc la critique du premier : La Chute des géants.  

Le résumé :
En 1911, les grandes puissances vivent leurs derniers instants d'insouciance. Bientôt la guerre va déferler sur le monde... De l'Europe aux Etats-Unis, du fond des mines du pays de Galles aux antichambres du pouvoir soviétique, en passant par les tranchées de la Somme, cinq familles vont se croiser, s'unir, se déchirer, au rythme des bouleversements de l'Histoire. Passions contrariées, rivalités et intrigues, jeux politiques et trahisons... Billy et Ethel Williams, Lady Maud Fitzherbert, Walter von Ulrich, Gus Dewar, Grigori et Lev Pechkov vont braver les obstacles et les peurs pour s'aimer, pour survivre, pour tenter de changer le cours du monde.

Mon avis :
Ce roman est donc le premier d'une trilogie relatant les « aventures » de cinq familles au cours du XXème siècle, et plus particulièrement lors des périodes traversées par les deux Guerres Mondiales et par la Guerre Froide.

Ce livre est, il faut bien l'avouer, un pavé ! Certes, on peut faire un récit très épuré en peu de pages et se concentrer juste sur quelques moments, comme le fait de façon admirable Maxence Fermine dans son Carnet de guerre de Victorien Mars (la critique ici <== ). Mais on peut aussi bien s'attacher à davantage expliquer les choses et suivre le destin de 5 familles dans la tourmente de la guerre, dans des pays et des classes sociales opposées. Anglaise, galloise, américaine, russes et allemande, toutes sont dans le même bateau, un navire qui sombre dans un conflit inconcevable alors.

Ken Follett s'est attaché à nous montrer leur évolution et, à travers ces personnages, décrire les mécanismes qui ont conduit ces grandes nations à tomber dans l'arrogance de penser que se battre est le seul moyen de se faire entendre. Au travers des tribulations de la flopée de protagonistes, l'auteur nous montre l'évolution du monde et surtout l'évolution des jeunes esprits et l'entêtement des briscards d'une époque décidément révolue.

Les quelques personnages que nous suivons sont tous très différents les uns des autres. Dispersés aux endroits clés du conflits, il est très amusant de les voir se croiser, en se connaissant ou non, et également comment les actions de l'un aura des conséquences pour l'autre, tel un effet papillon. On les aimes ou on les déteste, mais on les suit quoiqu'il arrive jusqu'à la dernière page. Vont-ils survivre ? Prospérer ? Ou dépérir ?

Dans tous ses romans historiques, Follett lient ses personnages aux grandes figures historiques. Il n'y a pas un seul évènement historique qui ne soit réel, et c'est un véritable coup de maître. Là où certains s'en tamponnent, lui met un point d'honneur à servir la véracité et à ancrer de son récit dans le détail. L'auteur marque tous les points de la recherche historique et on peut remercier ses relecteurs, des historiens il me semble. Je trouve juste dommage que son univers ne creuse pas plus du côté français (moi chauvine ? Jamais !). Après tout, la majorité du conflit a eu lieu sur notre sol et il aurait été intéressant de voir le point de vue des populations locales.

Ken Follett est un machine à écrire parfaitement huilée. Alliant petites histoires de famille et la grande Histoire, il transforme chacun de ses romans en véritable page-turner. Le livre ne s'essouffle pas ou alors vraiment en de très rares moments. On sent l'immense travail de construction derrière pour arriver à ce résultat.

Que dire de plus sinon que j'ai aimé ! Certains rappels historiques sont parfois un peu trop présents et les 1000 pages du format poche sont lourdes pour des lecteurs peu habitués. Mais il a réussi à en convaincre plus d'un ! C'est un 18,5/20 pour moi ! (Attention cette note est donnée après relecture)

Titre : Le Siècle, tome 1 : La Chute des géants
Titre original : Fall of Giants
Auteur : Ken Follett
Année de parution : 2010
           de la présente édition : 2012
Editions : Le Livre de Poche
Prix : 11,20 €
Nombre de pages : 1056 p.