mardi 18 juillet 2017

Critique Livre n°62 : Paris au siècle des Lumières d'Arlette Farge

Salut la Compagnie !
Ceux qui me connaissent le savent bien, je suis passionnée d'histoire et j'adore Paris, la ville où je réside. Alors quand Babelio organise une opération masse critique et que ce livre est proposé, j'avoue que ma curiosité a été piquée ! C'est parti pour un moment de découverte au travers du livre Paris au siècle des Lumières d'Arlette Farge. Merci à Babelio et les éditions Le Robert pour ce partenariat.

Quelques données sur le livre :
Titre : Paris au siècle des Lumières
Auteur : Arlette Farge
Année de parution originale : Avril 2017
Editions : Le Robert
Prix : 12,90 €
Nombre de pages :  192 p.

Le résumé :
Comment vivaient les Parisiens au XVIIIe siècle ? Comment se logeaient-ils, s'habillaient-ils, se nourrissaient-ils, se divertissaient-ils, loin des fastes de la vie de cour ? Et quel français, au juste, parlaient-ils ? Grâce à cette nouvelle façon d'écrire l'histoire, dans un style baigné des odeurs, des bruits et des couleurs de la vie populaire de l'époque, Arlette Farge nous transporte dans un Paris méconnu. Ici, une lavandière des bords de Seine frappe son linge avec un battoir, là un cabaretier propose une chopine de vin pour trois sols. Nous projetant dans notre réalité d'aujourd'hui, l'auteur décrit les lieux de sociabilité nés sur le pavé du XVIIIe siècle : les cafés, les restaurants, et raconte les émotions et les concepts qui ont façonné notre monde moderne : l'intimité, la séduction, l'opinion... Ce livre est une plongée vertigineuse dans le dédale des rues de la capitale, ses lieux de vie bruyants, encombrés et envahis par les animaux, entrecoupés de majestueuses promenades : le Palais-Royal, les Tuileries, les Champs-Élysées, où se croisent alors toutes les classes sociales. C'est un envers du décor, qui nous livre une vision intime et humaine du XVIIIe siècle, à l'ombre des Lumières.

Mon avis :
Les bâtiments racontent souvent l'Histoire avec un grand H, mais ils ne racontent pas toujours les mœurs des personnes qui ont vécus dans leurs murs.
J'étais donc très curieuse à propos de ce livre. J'ai découvert un livre très intéressant à parcourir !
Arlette Farge a réussi à nous faire sentir la vie, les relations et les us et coutumes des gens du XVIIIème siècle.
Le livre en lui même est très beau et attire l'œil. Les illustrations ... illustrent très bien les propos. La mise en couleur des titres et de certains passages est superbe.
Ce livre est très instructif. Chaque aspect (la ville de Paris, quotidien des parisiens, vie en société, le parler de l'époque) est minutieusement documenté, ce qui est souvent le cas quand une historienne reconnue s'attaque à un sujet. Les procès verbaux sont une source très intéressante à laquelle je n'aurais pas pensé pour de plonger dans ce siècle charnière de l'histoire française. Les riches comme les pauvres sont passés au crible et leurs petites manies sont décryptées.
En revanche, j'aurais aimé que les sujets soient davantage développés. On survole pour la plupart. Les paragraphes sont courts. de même j'aurai apprécié quelques phrases représentatives du parler patois d'alors.

En résumé, c'est un livre très sympathique et agréable à lire. C'est une très bonne entrée en matière pour tous les petits curieux du siècle des Lumières ! Il récolte la note de 17/20.

Enjoy :)

jeudi 6 avril 2017

Critique Livre n°61 : Mémé dans les orties d'Aurélie Valognes


Salut la Compagnie !
Ayant pu rencontrer l'auteur, je me suis plongée dans son premier roman auparavant. Une histoire d'un papi, de mamies en tout genre et de plein d'autres personnages à deux ou quatre pattes. C'est parti pour Mémé dans les orties d'Aurélie Valognes.

Quelques données sur le livre :
Titre : Mémé dans les orties
Auteur : Aurélie Valognes
Année de parution originale : 2015
Editions : Michel Lafon
Prix : 16,95€
Nombre de pages :  280 p.

Le résumé :
Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant –, s'ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d'escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie ... jusqu'au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 92 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.

Mon avis :
L'auteur découvre le fait d'écrire et raconte ses personnages plus qu'une histoire. Le livre met un peu de temps à démarrer, mais, comme une locomotive à vapeur, le récit décolle bientôt et les aventures de Ferdinand s'enchaîne très rapidement.

Ce dernier a connu une vie qu'on ne pourrait pas qualifier de tranquille et joyeuse. Quand la prunelle de sa vie, sa chienne Daisy, meurt, il décide d'en finir, mais le bus a décidé de l'épargner. Après ce petit coup de déprime, il va se reprendre et la vie du 8 rue Bonaparte va changer. Sous ses défauts apparents, on découvre un vieux monsieur un peu seul qui a choisit l'honnêteté en toutes circonstances même quand la vérité n'est pas bonne à dire. Des rencontres vont le faire sortir de sa coquille et égayer notre lecture. D'une petite fille à une mamie hyper connectée, en passant par un petit chiot, Ferdinand va-t-il retrouver le gout de la vie grâce à eux ?

L'écriture est légère, avec une touche d'humour et surtout elle est très facile à lire. L'histoire est parfois en retrait au profit des personnages. Ils sont pensés dans les moindres détails, le récit est parfois un peu trop farfelu pour coller à ces protagonistes haut en couleur. Si l'on atteint pas la grande littérature, ce livre est très plaisant.
Le printemps revient, et, avec l'été, ce sont les bonnes périodes pour lire ce livre. Je le recommande pour ceux qui veulent un peu de soleil et de bonne humeur en refermant un livre. C'est un 16/20 de mon côté.  

mercredi 22 mars 2017

Critique Livre n°60 : De tes nouvelles d'Agnès Ledig


Salut la Compagnie !
Pour ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux, vous avez du vous en rendre compte, j'aime beaucoup Agnès Ledig ! Chaque nouveau roman est une belle rencontre avec des personnages ordinaires mais complexes, banaux mais qui valent à eux-seuls de lire leurs aventures. C'est pourquoi je dis un grand merci à Babelio et aux éditions Albin Michel de m'avoir permis de découvrir le nouveau roman De tes nouvelles écrit par une auteur que j'apprécie tant !

Quelques données sur le livre :
Titre : De tes nouvelles  
Auteur : Agnès Ledig
Année de parution originale : 2017
Editions : Albin Michel
Prix : 19,80 € 
Nombre de pages : 320 p.

Le résumé :

Valentine, institutrice dans un village vosgien, avait vu entrer dans sa vie Eric, meurtri par la mort de sa femme, et sa fille Anna Nina. Devenus amants, Eric et elle se sont séparés, incertains de leurs sentiments. Le veuf inconsolable est cependant revenu avec sa fille et la fondation d'une nouvelle famille semble être une évidence. Mais une présence masculine inattendue vient semer le trouble.





Mon avis :
Attention, quelques spoilers du premier tome, On regrettera plus tard (critique à venir), peuvent se glisser dans cette critique...

On avait quitté les personnages repartant chacun de leur côté. Le "happy ending" que nous attendions n'avait pas forcément eu lieu. Mais, même si on ne s'attendais pas à cette fin, elle était ouverte à une suite sans l'obliger. De tes nouvelles poursuit donc l'histoire de Valentine, Eric, Anna-Nina, Gustave et Gaël. Le second peut se lire sans le premier, mais comme il en est la suite directe, c'est mieux de l'avoir lu !

Le livre couvre environ une année scolaire. Le débarquement en vue d'une possible sédentarisation de Éric et Anna-Nina provoque une petite révolution dans la vie de tous. L'histoire montre la façon dont chacun cherche, et parfois trouve, ses marques dans cette "famille" qui se construit d'une façon peu commune. Ce livre n'est pas mon préféré parmi tous ceux d'Agnès Ledig que j'ai lu, Juste avant le bonheur et Pars avec lui étant loin devant. Même si ça reste très positif et fidèle au style de l'auteur, on peut noter quelques facilités dans le récit. Des petites choses un peu tirées par les cheveux se mêlent au récit, c'est un peu dommage ...

La fin est plutôt attendue, malgré le doute que l'auteur essaie d'instaurer. Une petite pincée de folie ne serait pas en trop par moment. :) Une fin attendue mais ouverte, peut-être l'occasion pour creuser d'autres personnages et pourquoi pas quitter les Vosges ?

Les personnages continuent à être largement développés. Si je les avais beaucoup aimé dans On regrettera plus tard, j'ai aimé en découvrir qui viennent s'ajouter dans la joyeuse bande. Si Valentine et Éric ne change pas ou peu, Gaël se dévoile, Anna-Nina éclaire le récit par sa brillante ingéniosité et sensibilité et Gustave se révèle de plus en plus comme le grand-père que j'aimerais avoir. On fait la connaissance de Sébastien et par bribes d'un bucheron qui pourrait tout remettre en cause.
Un petit flash-back est présent également, même si il aurait pu être abordé davantage. 

Côté écriture, la plume d'Agnès Ledig est addictive comme toujours et le livre se lit très rapidement. La narration multiplie les points de vues aussi bien internes qu'externes, contrairement au  premier tome qui ne montrait que 3 narrations (Valentine, Éric et Suzanne). On pourrait s'y perdre par moment. 

En résumé, j'ai un sentiment bizarre en refermant le livre. Deux choses de mêlent, une petite pointe de déception et l'envie de continuer à lire du Agnès Ledig encore, peut-être dans un troisième tome. Si l'histoire pêche un peu, les personnages rattrapent le tout, et comme toujours avec cette auteur, cette petite lueur d'espoir. Un 16/20 pour ce livre ce sera !