samedi 2 avril 2016

Critique Livre n°35 : Au matin d'Olivier Sauret

         Salut la Compagnie !

Après un roman historique, un roman sous la forme d'un conte philosophique. Merci aux éditions Chiado Editeur pour ce partenariat. C'est parti pour Au matin d'Olivier Sauret. 

Le résumé :
« Si mes années m'étaient données à revivre, crois-moi que je les revivrais différemment. Je ferais moins attention à certaines futilités, je rirais davantage, je serais plus généreux avec mes proches, je m'investirais davantage avec certaines personnes, et dirais à certaines autres que je les ai aimé beaucoup plus qu'elles ne le savent. Avec le temps, on trouve de la beauté en toutes choses. » 

Au matin, est un conte philosophique moderne sur le parcours d'un homme comme les autres soumis au quotidien de la société qui illustre le choix que nous avons tous de décider de notre existence en empruntant pour toujours un autre chemin. Olivier Sauret est né à Paris en 1982. Écrivain depuis l'âge de 17 ans, il pose un regard lucide sur l'évolution de notre société, sur le degré d'acceptation de notre environnement et sur la complexité des relations humaines qui nous lient tous.

Mon avis :
Victor, jeune homme parmi tant d'autres dans la 30aine, se réveille un matin et décide pour une fois de ne pas aller au travail. Cette décision l'amène à faire un point sur sa vie et il cherche à voir certaines choses autrement. Sur son chemin, il rencontre des personnes de tout âge, un enfant, une jeune mère, un ami d'enfance du même âge que lui et un homme mystérieux. Cette journée sera décisive dans sa vie.

Victor se sent pris au piège dans sa vie. Il est content mais sans pour autant être comblé. Il ne se satisfait plus de ce qu'il a et cherche ce qui ne vas pas dans sa vie, ce qui lui manque. Les personnes qu'il rencontre tout au long de son cheminement ont tous une perle de sagesse à lui apporter.

Clairement philosophique, cet essai fait la part belle au dialogue. Le message passe par la conversation avec les sages que le destin a posé sur le chemin de Victor dans sa quête de la vérité. Mais les longues tirades m'ont un peu perdue par moment. Les rares descriptions sont des pensées du personnage principal. Je n'ai pas trop vu en quoi c'était un conte, sauf peut-être avec la fin et son côté un peu surnaturel.

L'écriture peut paraître un peu tarabiscotée par moment. Les paragraphes sont longs, ce il faut le lire que très concentré ! Mais malgré tout, c'est léger et ça nous emmène dans un grand questionnement sur nous même, même si je n'ai pas vraiment adhérer au message philosophique.

Je reste donc sur un sentiment mitigé. Les 82 pages du livre sont passées très vite mais elles ne m'ont pas tellement emportée. J'adore la construction du récit cependant !

C'est pourquoi je le conseille à tous les petits curieux et chercheurs de vie. Il obtient donc un 14/20.
 
Titre : Au matin
Auteur : Olivier Sauret
Parution : Février 2016
Editions : Chiado Editeur
Prix : 10€
Nombre de pages : 82 p.

jeudi 31 mars 2016

Critique Livre n°34 : Le Siècle, tome 1 : La Chute des géants de Ken Follett

           Salut la Compagnie !

A l’occasion de la sortie en poche de Aux portes de l’éternité, dernier roman de la trilogie « Le Siècle » de Ken Follett, j’ai entrepris de relire les deux tomes précédents. Voici donc la critique du premier : La Chute des géants.  

Le résumé :
En 1911, les grandes puissances vivent leurs derniers instants d'insouciance. Bientôt la guerre va déferler sur le monde... De l'Europe aux Etats-Unis, du fond des mines du pays de Galles aux antichambres du pouvoir soviétique, en passant par les tranchées de la Somme, cinq familles vont se croiser, s'unir, se déchirer, au rythme des bouleversements de l'Histoire. Passions contrariées, rivalités et intrigues, jeux politiques et trahisons... Billy et Ethel Williams, Lady Maud Fitzherbert, Walter von Ulrich, Gus Dewar, Grigori et Lev Pechkov vont braver les obstacles et les peurs pour s'aimer, pour survivre, pour tenter de changer le cours du monde.

Mon avis :
Ce roman est donc le premier d'une trilogie relatant les « aventures » de cinq familles au cours du XXème siècle, et plus particulièrement lors des périodes traversées par les deux Guerres Mondiales et par la Guerre Froide.

Ce livre est, il faut bien l'avouer, un pavé ! Certes, on peut faire un récit très épuré en peu de pages et se concentrer juste sur quelques moments, comme le fait de façon admirable Maxence Fermine dans son Carnet de guerre de Victorien Mars (la critique ici <== ). Mais on peut aussi bien s'attacher à davantage expliquer les choses et suivre le destin de 5 familles dans la tourmente de la guerre, dans des pays et des classes sociales opposées. Anglaise, galloise, américaine, russes et allemande, toutes sont dans le même bateau, un navire qui sombre dans un conflit inconcevable alors.

Ken Follett s'est attaché à nous montrer leur évolution et, à travers ces personnages, décrire les mécanismes qui ont conduit ces grandes nations à tomber dans l'arrogance de penser que se battre est le seul moyen de se faire entendre. Au travers des tribulations de la flopée de protagonistes, l'auteur nous montre l'évolution du monde et surtout l'évolution des jeunes esprits et l'entêtement des briscards d'une époque décidément révolue.

Les quelques personnages que nous suivons sont tous très différents les uns des autres. Dispersés aux endroits clés du conflits, il est très amusant de les voir se croiser, en se connaissant ou non, et également comment les actions de l'un aura des conséquences pour l'autre, tel un effet papillon. On les aimes ou on les déteste, mais on les suit quoiqu'il arrive jusqu'à la dernière page. Vont-ils survivre ? Prospérer ? Ou dépérir ?

Dans tous ses romans historiques, Follett lient ses personnages aux grandes figures historiques. Il n'y a pas un seul évènement historique qui ne soit réel, et c'est un véritable coup de maître. Là où certains s'en tamponnent, lui met un point d'honneur à servir la véracité et à ancrer de son récit dans le détail. L'auteur marque tous les points de la recherche historique et on peut remercier ses relecteurs, des historiens il me semble. Je trouve juste dommage que son univers ne creuse pas plus du côté français (moi chauvine ? Jamais !). Après tout, la majorité du conflit a eu lieu sur notre sol et il aurait été intéressant de voir le point de vue des populations locales.

Ken Follett est un machine à écrire parfaitement huilée. Alliant petites histoires de famille et la grande Histoire, il transforme chacun de ses romans en véritable page-turner. Le livre ne s'essouffle pas ou alors vraiment en de très rares moments. On sent l'immense travail de construction derrière pour arriver à ce résultat.

Que dire de plus sinon que j'ai aimé ! Certains rappels historiques sont parfois un peu trop présents et les 1000 pages du format poche sont lourdes pour des lecteurs peu habitués. Mais il a réussi à en convaincre plus d'un ! C'est un 18,5/20 pour moi ! (Attention cette note est donnée après relecture)

Titre : Le Siècle, tome 1 : La Chute des géants
Titre original : Fall of Giants
Auteur : Ken Follett
Année de parution : 2010
           de la présente édition : 2012
Editions : Le Livre de Poche
Prix : 11,20 €
Nombre de pages : 1056 p. 

mercredi 23 mars 2016

Chronique Film n°10 : DieuMerci ! de Lucien Jean-Baptiste

             Salut la Compagnie !

J'ai eu la chance de voir ce film avec une courte présentation de la part de Lucien Jean-Baptiste, réalisateur acteur et de l'autre acteur majeur du film, Baptiste Lecaplain. C'est sympa de voir les gens en vrai et les entendre parler de leur travail de temps en temps. C'est parti pour le troisième film de ce réalisateur français à suivre : DieuMerci ! 

Quelques données sur le film :
Titre : DieuMerci !
Réalisateur : Lucien Jean-Baptiste
Scénario : Lucien Jean-Baptiste et Grégory Boutboul
Date de sortie : France, 9 Mars 2016
Durée : 95 min (1h35)
Avec : Lucien Jean-Baptiste, Baptiste Lecaplain, Firmine Richard, Delphine Théodore, Michel Jonasz, Olivier Sitruk, ... 




          Le synopsis :
À sa sortie de prison, Dieumerci, 44 ans, décide de changer de vie et de suivre son rêve : devenir comédien. Pour y arriver, il s’inscrit à des cours de théâtre qu'il finance par des missions d'intérim. Mais il n'est pas au bout de ses peines. Son binôme Clément, 22 ans, lui est opposé en tout. Dieumerci va devoir composer avec ce petit "emmerdeur". Il l’accueille dans sa vie précaire faite d'une modeste chambre d'hôtel et de chantiers. Au fil des galères et des répétitions, nos deux héros vont apprendre à se connaître et s’épauler pour tenter d'atteindre l'inaccessible étoile. 

La bande-annonce :
 

Mon avis :
Ce film raconte une histoire qui commence et se finit sur scène, mais passe de la prison à l'extérieur. C'est une histoire touchante et quelque peu autobiographique, comme nous l'a précisé le réalisateur. Le personnage principal, DieuMerci, va croire en son rêve de gosse, malgré les difficultés qui s'annoncent. On ne sait pas pourquoi il est en prison au début du film, mais au fond, ce n'est pas le plus important, car on veut simplement y croire avec lui.

Pour se faire il doit travailler une scène en duo avec un autre étudiant, un tire-au-flanc impossible à vivre. Même si les personnages sont parfois un peu clichés, ils ne tombent jamais dans la caricature. Ils sont drôles, touchants, et surtout coincés dans une vie qui ne leur ressemble pas toujours. Les deux acteurs sont parfaits dans leurs rôles respectifs. Je dois bien avouer que la voix de velours de Lucien Jean-Baptiste est parfaitement adaptée aux scènes de théâtre.

J'ai adoré cet univers qui manque parfois de réalisme mais qui reste très actuel. Les quelques clichés scénaristiques ne sont là que pour servir l'histoire.

Le film est mis en valeur par une très belle photographie avec de très belles images. Les cadres sont clairement étudier pour faire passer les messages et les émotions, mais également les relations entre les personnages.  

En résumé, si ce film se revendique drôle d'après sa bande-annonce, il touche plus souvent qu'il ne fait rire. Ce troisième film pour Lucien Jean-Baptiste est un peu différent des autres, peut-être moins drôle. Mais il ne faut pas hésiter à voir ce film, surtout quand on veut croire que tout est possible ! Ce film nous remonte le moral !

lundi 21 mars 2016

Critique Livre n°33 : Hier encore, c'était l'été de Julie de Lestrange

          Salut la Compagnie ! 

Merci aux éditions Mazarine et Julie de Lestrange pour ce partenariat. En avant pour Hier encore, c’était l’été de Julie de Lestrange.

Le résumé :
Alexandre, Marco, Sophie et les autres se connaissent depuis l’enfance. Ensemble ils sont nés, ensemble ils ont grandi, en toute insouciance. Mais lorsque la vie les prend au sortir de l’adolescence, la chute est brutale. En une décennie, cette jeunesse perdue mais pas désillusionnée va devoir apprendre à se battre pour exister. À travers les drames subsistent alors l’amitié, les fous-rires et les joies. Et l’amour, qui les sauvera. 
Tendre portrait d’une génération, Hier encore c’était l’été est un roman résolument optimiste qui accroche le cœur pour ne plus le lâcher. C’est l’histoire de nos guerres quotidiennes, de nos victoires et de nos peines.
C’est surtout l’histoire de la vie et d’une bande d’amis dont on voudrait faire partie. 

Mon avis :
Si c’est l’histoire d’une bande de copains/cousins, l’histoire suit avant tout le point de vue et la vie de l'un d'entre eux, Alexandre. Les autres protagonistes sont abordés par ses pensées et leurs rencontres successives pendant la décennie que dure le récit. Ils subissent les joies, les affres et les galères de l’entrée dans la vie étudiante puis dans la vie professionnelle. Chaque personnage se cherche, avance, recule, doute et se perd parfois.

Amour, études, boulot et tout simplement la vie va les rattraper sur cette route que chacun emprunte avec plus ou moins d’assurance. Il est temps pour eux de rentrer dans la cour des grands ! Mais c'est pas seulement la vie de ce groupe d'ados que l'on voit se dérouler mais aussi celles de tous ceux qui les accompagnent dans la vie.

On comprend donc que la force de ce roman se base sur ses personnages. L’auteur nous accroche à eux et on est tout de suite sensible à ces joyeux lurons. Les relations entre les membres de ces deux familles sont également très importantes et ne font que renforcer l’attachement que l’on ressent à leur égard. Au fil du temps on comprend qui ils sont, et pourquoi ils sont comme ça.

La longue chronologie du roman ( il se déroule sur 10 ans ) se passe néanmoins dans plusieurs endroits phares : Paris et deux chalets voisins. Quelques rencontres se passent aux points de chute des uns et des autres. L'ancrage historique et par des faits réels est très sympa car il nous permet de nous identifier encore davantage aux personnages. Ils nous ressemblent !

Ajoutons à tout ça une écriture douce, ultra-fluide, très belle et pleine d'émotions et on obtient un mélange équilibré, à déguster n'importe quand !

En résumé, j'ai dévoré ce roman. La couverture est super et j'ai ressenti plein d'émotions, surtout à la fin. Certains moments sont un peu prévisibles mais l'ensemble de l'histoire est plutôt très bien construite. C'est un presque coup de cœur pour moi  avec une belle note de 18,5/20 !
 

Titre : Hier encore, c'était l'été
Auteur : Julie de Lestrange
Année de parution originale : 2015
                        Cette édition : mars 2016
Editeur : Mazarine
Prix : 17 €
Nombre de pages : 384 p.

mardi 15 mars 2016

Chronique Film n°9 : Zootopie de Byron Howard, Rich Moore et Jared Bush

          Salut la Compagnie !  

Je crois que c'est un secret pour personne, j'aime beaucoup les films d'animations, et cette fois encore je n'ai pas été déçue. C'est parti pour Zootopie réalisé par Byron Howard, Rich Moore et Jared Bush ! 

Quelques données sur le film :
Titre : Zootopie
Titre original : Zootopia
Réalisateur : Byron Howard, Rich Moore et Jared Bush
Scénario : Jared Bush
Date de sortie : France, 17 Février 2016
                         USA : 4 Mars 2016
Durée : 108 min (1h48)
Avec les voix françaises de : Marie-Eugénie Maréchal, Alexis Victor, Pascal Elbé, Claire Keim, Fred Testot, Thomas N'Gijol, ...

 
Le synopsis :
Zootopia est une ville qui ne ressemble à aucune autre : seuls les animaux y habitent ! On y trouve des quartiers résidentiels élégants comme le très chic Sahara Square, et d'autres moins hospitaliers comme le glacial Tundratown. Dans cette incroyable métropole, chaque espèce animale cohabite avec les autres. Qu'on soit un immense éléphant ou une minuscule souris, tout le monde a sa place à Zootopie !
Lorsque Judy Hopps fait son entrée dans la police, elle découvre qu'il est bien difficile de s'imposer chez les gros durs en uniforme, surtout quand on est une adorable lapine. Bien décidée à faire ses preuves, Judy s'attaque à une épineuse affaire, même si cela l'oblige à faire équipe avec Nick Wilde, un renard à la langue bien pendue et véritable virtuose de l'arnaque ... 

La bande-annonce :
 

Mon avis :
Et si les villes étaient habitées par des animaux ? Si les animaux de toutes les espèces pouvaient cohabiter comme les humains le font dans les villes d’aujourd’hui ? Imaginez une ville adaptée à tous et chacun, suivant sa taille et ses caractéristiques, où proies et prédateurs vivent les uns à côté des autres.

C’est dans ce contexte que débarque Judy, petite lapine de la campagne, fraichement diplômée de l’académie de police où de plus gros spécimens dominent. Afin de prouver ce qu’elle vaut, elle entend résoudre une affaire de kidnapping. Elle fait équipe avec un renard, étant pourtant une créature peu fiable, et se lance dans une course-poursuite contre les clichés et le temps pour élucider cette affaire.

Les animaux sont les stéréotypes de leur espèce. Mais leurs personnalités sont toutes empruntées aux humains. Judy, la lapine et Nick, le renard, vont révéler des personnalités très profondes derrière les apparences et défier les apparences.

Le doublage français est super. Les acteurs connaissent leur métier et les quelques invités ajoutent encore un peu plus de sympathie à certains personnages secondaires.

Si le principe est simple, il a fallu beaucoup d’imagination aux développeurs pour penser l’ensemble jusqu’aux plus petits détails. J’ai adoré les nombreuses références et allusions à divers monuments de la culture télévisuelle et cinématographique.

Ce monde qu’on pourrait croire imaginaire, n’est que le reflet du notre avec ses défauts et ses préjugés.

J’ai adoré les différents niveaux de lecture du film. Chacun comprend les choses en fonction de son âge.  J’aime beaucoup cette nouvelle facette de Disney. Il n’est plus seulement question de faire un film pour enfant, mais un film qui s’adresse aux plus grands. Ce film reprend les codes de Vice-Versa que j’avais beaucoup appréciés.

L’animation est parfaite comme toujours, les différents univers climatiques de Zootopie sont traités avec le même soin. Les musiques sont adaptées comme toujours et la chanson phare, Try Everything par Shakira est vraiment entrainante. Un Disney classique quoi ! 

En résumé, j’ai beaucoup aimé malgré une histoire parfois plus que prévisible. Quelques petits messages cachés sont discutables, et le scénario connait quelques maladresses. Mais c'est un très bon film d’animation que je recommande au plus grand nombre ! Le film est très drôle et vous êtes sûrs de passer un très bon moment !