mardi 8 décembre 2015

Critique Livre n°19 : Fahrenheit 451 de Ray Bradbury


Salut la Compagnie !

On reste dans le registre de la dystopie mais on change de catégorie ! Après la littérature Young Adult, place à la science-fiction et l’univers de Fahrenheit 451 de Ray Bradbury.

Le résumé :
451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume.
Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable.
Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.

Mon avis :
Publié en 1953, ce roman s’inscrit dans son contexte, mais reste universel par son message. 

Dans un futur proche, après une guerre, le pays s’est transformé pour devenir un lieu sans livres, ce qui est paradoxal dans un livre. Un jour en rentrant du travail, Montag, le personnage principal, est confronté à deux choses qui le marqueront et le changeront profondément : d’abord la rencontre avec Clarisse, sa voisine, jeune fille qui se qualifie elle-même de folle et qui lui pose des questions sur la vie, le bonheur, le sens des choses ; puis la tentative de suicide de sa femme viendra faire écho aux paroles de Clarisse et Montag commence alors à voir le monde différemment. Lui qui était quelques jours plus tôt le garant et l’acteur de la manipulation collective, trouve bientôt la lumière parmi les ténèbres qu’il a disséminés. Le roman montre alors la lutte de cet homme pour sortir de la pensée unique imposée par les dirigeants, jusqu’à devenir ce qu’il combattait auparavant.

Le principal protagoniste, Montag (en Allemand ça signifie Lundi, le premier jour de la semaine, et donc le renouveau peut-être), est quelqu’un qui nous ressemble sur certains aspects. Il est impétueux, mais aussi peureux mais courageux quand il s’agit d’aller au bout de ses idées. Il connait une très forte évolution au cours du récit. Il n’est pas heureux et suit aveuglément, puis il doute, cherche, change, participe au changement, et enfin partage les résultats de sa réflexion.

L'univers est post-apocalyptique, mais demeure proche de nous dans la façon dont vivent les gens. Mais dans sa dimension où les livres, sièges de l'ouverture de l'esprit , ne seraient plus tolérés, ce monde semble pour beaucoup impossible. Cependant, beaucoup oublient qu'une telle période a existé, c'est le cas des autodafés pendant la Seconde Guerre mondiale en Allemagne ou encore la révolution culturelle de 1966 en Chine. Pour mieux contrôler les masses, les gouvernements essaient de supprimer toute pensée dissidente, comme celle que l'on trouve dans les livres, et instaurer la pensée unique, celle qui leur va bien, au travers de la « famille» à laquelle ils sont tous accros. Une critique de la société de consommation s'y cache. Il y a également une légère critique envers le domaine scientifique, qui, selon l'auteur, prend le pas sur le culturel, le philosophique et le littéraire.  

J'ai eu un peu de mal au début. C'est un livre très riche, très complexe et tous les passages sont importants. J'ai du en relire certains pour être sûre d'avoir tout saisi. La lecture était donc très dense, mais très poétique est très prenante quand on s'y habitue.

En conclusion, c'est un livre à lire au moins une fois ! Il réveille nos consciences et notre esprit critique. Je lui attribue un 17/20 !
 
 
Titre : Fahrenheit de Ray Bradbury
Auteur : Ray Bradbury
Année de parution originale : 1953
Année de mon édition :  2000
Editions : Folio SF
Prix : 5,80 €
Nombre de pages : 236 p.

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